return Home 1 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
  • LA PETITION
  • FILM SUR ALF
  • LA VISION
  • IDÉE FAUSSE
  • HISTORIQUE
  • SANTANERO
  • DIVERS

Soutenons les élus et la proposition de loi


Laurence Abeille, François de Rugy, Barbara Pompili et d'autres parlementaires, ont déposé ce texte, co-écrit avec l'Alliance Anticorrida.

L'objet de cette proposition de loi est « l'interdiction de la corrida avec mise à mort et utilisation de piques et de harpons, telle qu’elle est pratiquée actuellement en France ».

Pour la première fois est réalisé le distingo entre “la corrida” et “les courses camarguaises” et “landaises”, qui « n’impliquent ni sévices, ni mise à mort et pourraient perdurer, puisque l’objet de cette proposition est d’interdire l’exception de sévices accordée aux spectacles tauromachiques ».

Il s'agit maintenant d'obtenir d'autres signatures pour que le texte soit débattu. Chaque citoyen peut participer en allant à la rencontre de son député et lui demander de cosigner le texte, muni d'un argumentaire, de photographies et d'une vidéo que nous fournirons.

  1. Signer la pétition - prendre part au projet en suivant ce lien.
  2. Signer la pétition - petition anti-corrida en suivant ce lien.



Contact Anti-corrida B.P. 77023 - 30910 NÎMES cedex 2

 

Ceux qui militent pour les animaux ont été méprisés par le gouvernement actuel avec notamment le décret interdisant l’obstruction à la chasse, l’arrêt de la réintroduction des ours et très récemment avec l’inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel. J’ai du mal à croire que le PS compte changer la donne. En 2012 les taureaux voteront, a-t-on coutume de dire. Mais difficile pour eux de trouver le candidat qui les défendra.

Comme beaucoup de français (environ 850 000), je suis membre d’une association de protection animale. Comme beaucoup d’autres (environ 65%) je suis contre la corrida. Hélas comme tous ceux qui ont tenté d’obtenir des réponses je me suis heurté à un mur.

Même s’il ne s’agit pas du sujet le plus important aujourd’hui, il est un indicateur de ce que le futur candidat entreprendra ou non au sujet du bien-être animal. A l’aube des primaires, je m’étais penché sur ce que les candidats du PS pensent (secrètement) de ce sujet.

 

Le top 19 des mauvaises raisons de défendre la corrida

Le problème pourrait paraître simple : « Torturer un être sensible pour se distraire, c’est pas bien »... mais il est, parait-il, compliqué.

Je voudrais donc reprendre les principaux arguments en faveur de la corrida et voir s’ils débouchent effectivement sur une remise en question de principes simples, ou s’ils ne servent pas qu’à les compliquer pour masquer une simple « afición » au détriment de la raison.

J’ai par tenté de classer les arguments pro-corrida par ordre de pertinence, des plus stupides aux plus déstabilisants. Vous trouverez mon sentiment profond en conclusion.

(1) Le taureau ne souffre pas et « ce n’est qu’un animal »

Certains croient encore que le taureau, comme les végétaux, serait dépourvu de système nerveux. L’éthologie a depuis longtemps intégré le fait que l’immense majorité des mammifères souffrent aux niveaux physiologique (dommages physiques), neurologique (douleurs) et psychologique (stress).

Beaucoup de mammifères (et certains oiseaux) sont d’ailleurs conscients d’eux-même, ont des émotions, un langage, savent se projeter dans le temps etc.

Ces considérations sont souvent minimisées, voire cachées, car elles plaident évidemment pour une meilleure prise en compte de leurs intérêts.

haut list

 

(2) Les abolitionnistes feraient mieux de se préoccuper de l’abattage halal

Tout d’abord, le rapport n’est pas évident, il est question de la corrida, pas de l’abattage halal ou de la faim dans le monde. Dans leur immense majorité, les abolitionnistes ne s’embarrassent pas de considérations irrationnelles, qu’elles soient religieuses ou traditionnelles, et seront évidemment contre les anachronismes monstrueux de l’abattage casher, halal et autres superstitions sanglantes.

Cet argument est non seulement biaisé mais souvent malhonnête : lorsque des groupements de défense animale dénoncent l’abattage halal, ils se voient aussitôt répondre qu’ils devraient aussi bien dénoncer le foie gras ou la corrida.

haut list

 

(3) Les abolitionnistes feraient mieux de se préoccuper de la faim dans le monde

Que faut-il comprendre ? Que le fait que des humains meurent de faim autorise à torturer des animaux ? Si l’on trouve un certain charme à cet argument il faut avoir l’honnêteté de l’appliquer aussi aux aficionados : plutôt que de gaspiller des sommes folles à torturer un animal, les aficionados et les toreros feraient mieux de se préoccuper de ceux qui meurent de faim.

Je pourrais écrire un article sur la faim dans le monde, mais il irait rejoindre la cohorte d’articles déjà écrit sur ce sujet consensuel.

Viser un sujet polémique (la cause animale) aux implications minimisées me parait être la chose la plus efficace que je puisse faire maintenant donc c’est ce que je fais.

Si Dieu ou une vache sacrée me donnait soudainement le choix entre sauver les femmes brulées vives en Afghanistan et sauver les taureaux des corridas, je choisirais sans hésiter très longtemps la première option (je retournerais ensuite finir cet article).

haut list

 

(4) Respecter les animaux, c’est abaisser les humains

Pourquoi les deux seraient-ils interconnectés comme des vases communicants ? A-t-on une dose limite de respect à partager ?

Beaucoup de philosophes (Plutarque, Montaigne, Yourcenar, Tolstoï ...) avancent la thèse inverse, le mépris et la maltraitance animale participe à la normalisation du mépris et de la violence tout court ... à défaut de certitudes, cette dernière thèse vaut bien la première.

Il n’est d’ailleurs pas question de mettre humains et animaux sur un pied d’égalité, même si de nombreuses personnes le pensent, ce n’est pas le débat. Il n’est donc pas demander que le taureau soit traité comme un homme, mais que les hommes arrêtent de traiter le taureau comme un jouet.

haut list

 

(5) La corrida, c’est légal

Comme la pollution, les privilèges des anciens ministres, les discothèques en plein air, la peine de mort aux Etats-Unis, la lapidation en Iran, le quasi esclavagisme en Chine, la déforestation par napalm et comme le furent en leur temps les sacrifices humains et autres joyeusetés.

Dans un débat éthique, celui qui se réfugie derrière la loi a souvent mauvaise conscience.

Par ailleurs, la même loi considère que si la corrida est pratiquée dans les régions non autorisée, alors il s’agit de « sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux ».

haut list

 

(6) Ceux qui condamnent la corrida n’y connaissent rien

D’abord non, beaucoup d’abolitionnistes finissent par s’y connaitre bien plus que l’aficionado moyen et puis il n’y a pas besoin de connaitre dans le détail une pratique pour la condamner dans sa globalité.

Pas besoin de connaître le fonctionnement d’une centrale nucléaire dans le détail pour s’y opposer sur la base d’arguments simples : en multipliant la probabilité du risque par sa gravité et en réfutant la doctrine consumériste qui ne veut pas envisager la moindre baisse de consommation énergétique par exemple.

haut list

 

(7) Les aficionados aiment les taureaux et sont des gens comme tout le monde

Le fait d’aimer ou d’être respectable ne donne pas le droit de torturer et surtout, les aficionados ne sont pas le problème.

Peu importe qu’ils aiment ou haïssent le taureau, qu’ils soient des psychopathes, des saints ou M. Toutlemonde. Ce qui est en cause, c’est la torture publique d’un animal, pas l’« amour », l’émerveillement, l’idiotie ou l’indifférence à la souffrance des spectateurs.

On peut d’ailleurs trouver beaucoup de pratiques ou les bourreaux déclarent leur amour à leurs victimes, il y a sûrement des dynamiques psychologiques intéressantes, mais ce n’est pas le problème.

haut list

 

(8) La corrida est un art et une tradition

Pourquoi pas, mais cela n’est en rien une caution morale. Les jeux du cirque romains et les sacrifices aztèques étaient également des traditions. On peut tout à fait être sensible aujourd’hui encore à l’esthétique et aux codes de ces traditions sans pour autant les cautionner moralement.

Très souvent d’ailleurs, les pires atrocités sont commises dans les plus beaux habits (uniformes des armées soviétique ou nazie, costumes des cérémonies sacrificielles ou des banquiers de Goldman Sachs).

Par conséquent, dans un débat éthique, l’argument de la tradition (« on l’a toujours fait donc c’est bien ») ou de l’art (« c’est beau donc c’est bien ») est complètement inapproprié, il peut permettre de comprendre une situation mais en aucun cas la justifier.

haut list

 

(9) Si l’on n’aime pas ce spectacle, il n’y a qu’à ne pas y aller

J’espère ne pas être le seul à rester dubitatif devant ce genre d’« argument ». Le problème n’est pas d’aimer ou de ne pas aimer un spectacle, le problème ce sont ces conséquences (torturer un animal).

Si les premiers anti-esclavagistes s’étaient contentés de respecter l’ « opinion » des esclavagistes en n’ayant pas d’esclaves et en n’achetant que des objets certifiés sans servitude, il aurait fallu un siècle de plus pour abolir cette pratique.

Ce nouvel argument est nul lui aussi, le problème n’est pas d’être spectateur de l’action, le problème c’est l’action.

haut list

 

(10) Les abolitionnistes veulent imposer leur point de vue hygiéniste et moraliste

Certes, mais si c’est le bon ? Heureusement que les anti-esclavagistes réussirent en leur temps à « imposer » leur « point de vue moraliste ».

C’est un argument classique qui consiste à coller une étiquette sur son adversaire... Ce n’est pas forcément malhonnête, mais il ne se suffit pas à lui seul, il faut prouver que l’étiquette est méritée.

haut list

 

(11) Vouloir abolir les corridas, c’est de l’anthropomorphisme

Pourquoi pas. Ceci dit, l’anthropomorphisme est bien moins souvent à coté de la plaque que l’anthropocentrisme.

Cette accusation est une version sophistiquée de l’argument niant aux taureaux la souffrance en collant aux abolitionnistes une étiquette grandiloquente, mais qui ne change rien à la situation.

Accusation d’intellectuels urbains d’ailleurs, qui oublient souvent que les aficionados, pour défendre leur spectacle, sont les premiers à prêter au taureau des valeurs de courage, de bravoure et de comportement humain.

haut list

 

(12) Il faut du courage pour affronter un taureau

C’est vrai, on peut reconnaitre du courage au torero qui, contre rétribution sonnante et trébuchante, prend un peu de risque – son espérance de vie doit être la même que celle d’un motard du dimanche, et moindre que celle d’un pompier.

Quand bien même, il faut beaucoup plus de courage pour se lancer seul dans le trafic d’héroïne, se battre contre les concurrents et échapper à la police... Est-ce pour autant que vendre de l’héroïne est un acte glorieux ?

Le fait qu’un acte soit courageux n’est pas une mesure éthique de cet acte.

D’ailleurs le véritable courage et l’honneur se mesure dans les situations à risques, anormales ou imprévisibles. Durant une corrida, si le taureau à le malheur de prendre le dessus ou d’oser s’échapper, une armée de tortionnaires se charge immédiatement de lui rappeler son destin de sacrifié en remettant le torero en selle ou en appelant les flics en pleurant pour qu’ils viennent achever le fuyard à coup de pistolet... on a vu plus chevaleresque.

La corrida n’est pas un combat, c’est une mise à mort.

haut list

 

(13) Picasso et Hemingway aimaient bien la corrida

Sans vouloir les dénigrer, ces derniers sont beaucoup plus connus pour être des pointures dans leur domaine respectif (la peinture et la littérature) que pour la profondeur de leurs réflexions. Hemingway s’extasiait devant le spectacle d’un cheval paniqué galopant dans ses entrailles pendantes...

Quant à Picasso, élevé dans le bain des corridas, il ne sera pas le premier artiste insensible à la cause animale. Cette insensibilité n’enlève par ailleurs rien à leurs engagements pour d’autres causes.

Soyons sérieux, à part de rares personnalités et quelques « philosophes » franco-français à l’argumentaire « béachélien », on ne trouvera pas grand monde pour défendre cette pratique.

La liste des philosophes et artistes ayant pris position en faveur d’un traitement éthique des animaux en général (Léonard De Vinci, Einstein, Tolstoï, Lamartine, Plutarque, Gandhi ...) et contre la corrida en particulier (Hugo, Zola, Yourcenar, Théodore Monod, Mark Twain, George Clemenceau...) est plus longue et plus impressionnante que les quelques personnalités qui la soutiendront.

S’il suffisait donc de faire un concours de notoriété entre les personnalités « pour » et « contre », la corrida n’aurait jamais existé.

Et s’il suffisait de faire une enquête de popularité, la corrida disparaitrait également (aussi bien en France qu’en Espagne).

haut list

 

(14) Le taureau de combat à une meilleure vie et une mort digne comparé à un animal d’élevage, et les antis n’ont qu’à être végétariens

A moins peut-être de tomber entre les mains d’une armée de vampires psychopathes nazis, peu de choses sauraient être pire que la vie d’un animal d’élevage industriel.

Mais encore une fois, pourquoi lier les deux problèmes ? Les humains ne sauraient ils pas réserver d’autres destins aux animaux à leur merci que la souffrance et la mort ?

On objecte qu’étant donné que les végétariens vivent aussi longtemps et en bonne santé que les autres, il faudrait que les abolitionnistes le soit pour être pour être en cohérence avec eux-mêmes.

C’est ignorer qu’il existe bien des façons de continuer à manger des animaux sans soutenir l’élevage industriel, et c’est souvent le cas des abolitionnistes quand ils ne sont pas végétariens.

Le raisonnement est le même pour l’essence : on peut critiquer l’utilisation du pétrole et militer pour les énergies alternatives, sans pour autant se déplacer à pied ou à vélo. On peut continuer à utiliser sa voiture raisonnablement (à défaut de mieux).

L’assertion « si vous mangez des animaux d’élevage intensifs (qui ont une vie et une mort horrible), alors vous ne pouvez pas vous opposer à la corrida (ou le taureau a une bonne vie et “seulement” une mort horrible) » n’est de toute façon pas logique.

Si vous bénéficiez des conséquences d’une action mauvaise, vous n’êtes pas tenu de soutenir une autre mauvaise action qui n’a rien à voir... Heureusement, sinon nous finirions tous satanistes.

Nous sommes tous coincés quelque part entre nos habitudes (alimentaire, vestimentaire, transports...) et le système productiviste qui nie la plupart des principes de bon sens (respect de la vie, vision durable, opposition au travail des enfants...).

Commencer par prendre conscience de ce système, plutôt que de crier fièrement « Olé », c’est commencer à le changer. C’est un autre vaste et passionnant débat mais pas besoin d’être un saint donc, pour dénoncer la corrida.

haut list

 

(15) S’opposer à la corrida c’est de la sensiblerie

Beaucoup de victoires humanistes ont été obtenues grâce à la sensibilité (refus de l’esclavagisme, loi contre la maltraitance des animaux...) La sensibilité est à la base de l’empathie, elle-même à la base de l’éthique. Ce n’est probablement pas une mauvaise chose en soi.

La sensiblerie alors ? Ce serait un excès de sensibilité qui obscurcirait le jugement. Encore une fois, il ne suffit pas de coller une étiquette, il faut développer. Tout le monde (à part quelques personnes qu’il vaut mieux ne pas avoir comme amies) tombe d’accord sur le fait que ce n’est pas bien de disséquer vivant un chien ou un chat pour la beauté du spectacle. Pourquoi donc réserver l’accusation de sensiblerie aux abolitionnistes ?

Et au passage on pourra aussi se demander en quoi l’« afición » n’en obscurcirait pas moins le jugement que la « sensiblerie ».

haut list

 

(16) L’interdiction de la corrida participe à la destruction de l’identité des peuples

On peut effectivement constater une mondialisation des cultures et s’en inquiéter à juste titre.

Mais la réflexion s’arrête en cours de route, les deux causes (défense animale et défense de l’identité des peuples) s’opposent autant qu’elles s’attirent.

Qu’il y ait un mouvement d’uniformisation culturelle ne signifie pas qu’il faille systématiquement prendre la défense des cultures et des traditions. Par conséquent, on en revient à l’argument de la tradition... qui n’en est pas un, on l’a vu.

haut list

 

(17) Les taureaux survivent grâce à la corrida et leur élevage nécessite de grands espaces protégés

Les toros bravo sont en effet une race artificielle, comme les pit-bulls, maintenue en vie pour le bon plaisir des aficionados. La couteuse passion de ces derniers n’a pas que des aspects négatifs : pour élever les taureaux, il faut de grands espaces quasi sauvages.

Toutefois, il s’agit d’une « externalité positive », qui n’est pas voulue pour elle-même (grands espaces sauvages préservés) mais pour sa raison d’être (permettre de torturer un animal en public). Si l’on peut accepter cet argument d’un point de vue pragmatique, il reste douteux du point de vue éthique.

Peu de gens se plaindraient (à part les aficionados et quelques promoteurs immobiliers), que les vastes espaces des élevages soient transformés en réserve biologique.

Concernant la survie « du » taureau, encore une fois, ce qui est en cause c’est la torture publique, pas la survie d’une espèce artificielle. « Les » taureaux, comme les souris blanches ou les saumons Monsanto peuvent bien disparaitre, ce n’est pas un problème éthique (pas de discrimination en fonction de la race ou l’espèce), ni même écologique, puisque souvent, le maintien des espèces artificielles se fait au détriment des espèces sauvages.

Si l’on est opposé à ce point de vue, alors il faut encourager la création de plus d’espèces artificielles, et si possible des espèces qui creusent des trous le matin pour les reboucher le soir... les Shadocks adoreraient.

De toute façon, ne doutons pas que si la corrida venait à être interdite, les aficionados n’hésiteraient pas à soutenir de petits élevages pour préserver l’espèce, par amour du taureau, n’est ce pas ?

haut list

 

(18) La corrida ne représente rien par rapport à l’élevage concentrationnaire ou l’expérimentation animale

C’est vrai, je crois qu’il y a autour de 4 000 taureaux sacrifiés par ans, si l’on compare aux milliards d’animaux abandonnés à leur souffrance dans des camps ou aux millions d’autres torturés en passant des tests aux résultats connus d’avance pour pouvoir remettre sur le marché des cosmétiques inutiles, ça donne le vertige.

C’est un argument valable d’un point de vue utilitariste, la lutte contre la corrida s’inscrit plus dans une démarche symbolique : la remise en cause de la domination totalitaire de l’homme sur les autres espèces, en l’occurrence la souffrance et la vie d’un animal conscient offert pour une distraction de quelques humains.

La véritable force est d’être juste et compatissant avec le plus faible, pas de l’utiliser pour son bon plaisir, c’est la base de l’éthique.

On peut tout à fait défendre le point de vue consistant à dire que les humains on tous les droits sur les autres espèces, mais cautionner la loi du plus fort quand on est le plus fort est assez facile et au final hasardeux (on finit toujours par rencontrer plus fort que soit, et bizarrement on change instantanément de point de vue).

haut list

 

(19) Abolir la corrida c’est nier la nature humaine / la corrida c’est la civilisation / la symbolique du combat de l’homme contre la nature

Le béton et le désert remplacent les derniers hectares habitables de la planète, les humains s’entassent dans des villes termitières complètement coupés du reste de la nature, partageant une culture de plus en plus uniforme, abrutis de téléréalité, cachant la violence intrinsèque de leur mode de vie derrière la publicité et les grands discours....

De nombreuses personnes en viennent à penser que les poissons sont une espèce surgelée et panée, que les saucisses poussent sur les arbres, que tous les animaux parlent entre eux et sont gentils comme Bambi Disney.

Parmi eux toutefois, une dernière poche de fiers résistants sait encore ce qu’est un animal, ils savent encore que la nature magnifique et sauvage ne fait pas de sentiments.

Afin de préserver ce savoir issu de l’aube de l’humanité, pour lutter contre l’urbanisation des esprits et célébrer la vraie civilisation, ils décident courageusement et en dignes héritiers de rites immémoriaux... de digérer leur repas dominical bien protégés derrière des barrières de sécurité en regardant un animal se faire torturer.

On peut être d’accord sur le constat, mais il y a toujours quelque chose qui cloche sur la conclusion. La corrida est avant tout un spectacle destiné aux urbains en mal de distraction, pas aux rares humains qui sont encore directement en contact avec la nature. Elle est (comme les jeux du cirque) bien plus un ancêtre de la téléréalité qu’une symbolique de la vie et autres grandioses désignations.

La symbolique du combat de l’homme contre la nature n’a donc plus de raison d’être, j’espère que nous conviendrons que nous avons dépassé ce stade.

Les terra incognita et autres forêts primaires peuplées d’animaux hostiles ne représentent plus qu’une partie infime de la planète. Agir pour préserver ce qui reste est infiniment plus noble que de s’acharner sur un animal artificiel sensé représenter une nature sauvage en train de disparaître.

haut list

 

 

Conclusion

Si l’on peut éventuellement trouver quelques excuses aux Aztèques ou aux Romains qui vivaient il y a quelques siècles dans un environnement violent et difficile, le maintien de la corrida, reliquat des jeux du cirque, dans nos sociétés modernes semble bel et bien être un anachronisme morbide.

Peu étonnant au final que la France, sous le règne de l’UMP et sa brochette de ministres illettrés s’empresse de s’accaparer cette « tradition » qui si elle n’est ni de son territoire, ni de son époque est en ligne droite avec sa vision dominatrice du monde où la seule « liberté » intouchable devient celle de consommer, quelque-en soient les conséquences.

Si je n’ai pas balayé l’ensemble du spectre argumentatif pro-taurin, je pense avoir réfuté le cœur de l’argumentaire habituel des avocats de cette pratique. Ces « arguments » sont en fait des sophismes bien connus (on peut s’amuser à les retrouver sur Wikipedia par exemple).

Ceci dit, si les arguments pro-corrida sont tous mauvais, cela ne signifierait pas forcément que la position abolitionniste soit bonne. Considérer les aficionados et les abolitionnistes comme d’inutiles guignols peut aussi être une position défendable. Pourquoi alors s’opposer à cette pratique ?

Il existe beaucoup de raisons de s’y opposer, les plus simples étant les meilleures, mais ce n’est pas le but de cet article de les énumérer.

Personnellement je m’oppose à cette pratique tout d’abord pour le principe de défense des plus faibles, humains ou animaux, opprimés pour des motifs futiles. Le calvaire d’un taureau vaut bien plus que quelques minutes de distraction d’humains désœuvrés.

Je m’y oppose également parce qu’elle symbolise le totalitarisme humain, la domination absolue, aveugle et sans partage de notre espèce au total détriment de toutes les autres.

Nous avons conquis et maitrisés notre environnement immédiat, conduisons nous de manière plus respectueuses envers ceux qui étaient hier nos concurrents ou ennemis mais que nous appelions néanmoins nos frères. Il en va désormais de notre propre survie mais également je pense de notre humanité.

haut list
www.rue89.com/2011/07/16/
Le-top-19-des-mauvaises-raisons-de-defendre-la-corrida

Télécharger

 

 

Animal Liberation Front
Interview de Jérôme Lescure


Durant plusieurs semaines, Ice s’est employé à comprendre la genèse d’un film attendu par les défenseurs de la cause animale : Animal Liberation Front. Il a obtenu un entretien avec son réalisateur, Jérôme, Lescure, alors que la phase de recherche de distributeurs et diffuseurs bat son plein. Aujourd’hui, l’ALF est présent dans plusieurs pays. Si les actions perpétrées et les méthodes utilisées par ses militants font l’objet de débat, nul doute que cet entretien contribuera à mieux les comprendre.

Tout d’abord, pourriez-vous présenter à nos lecteurs Minotaure Films et votre précédent long-métrage intitulé “Alinéa 3” ?

Étant réalisateur, j’ai été conduit à créer une association en 2006, Minotaure Films, qui a pour objet la production, la réalisation et la distribution de films. Son but : dénoncer toute forme d’exploitation animale.

En tant qu’auteur, j’ai construit “Alinéa 3” à partir d’images tournées dans cinq arènes françaises en 2004. Depuis le film a été diffusé à des milliers de politiques, personnalités et anonymes de tous horizons afin de révéler la réalité du monde de la corrida.

Vous êtes en effet un véritable militant…

Du plus loin que je m’en souvienne, je ne supportais pas de voir un animal souffrir. Je réagissais comme je le pouvais en fonction de chaque situation. J’ai commencé à l’âge de 15 ans la protection animale avant de monter plus tard mon association. J’ai aussi été enquêteur 2 ans dans les abattoirs, marchés aux « bestiaux » et pour diverses associations.

Êtes-vous végétarien ?

Je suis même végétalien (aucun animal, ni sa production ni ses dérivés, NDLR). Question de logique : on ne peut pas dénoncer une souffrance et se rendre responsable d’une autre...

Avez-vous vu le film américain Earthlings de Shaun Monson (sorti en 2005, narration de Joaquin Phoenix, musique de Moby) qui traite de l’exploitation animale sous toutes ses formes et a remporté plusieurs prix ?

earthlings Animal Liberation Front

Bien sûr ! J’ai trouvé ce film exceptionnel. Dur, pas adapté à tout public, mais très fort.  Je l’ai projeté devant toute l’équipe d’ALF quelques semaines avant le tournage pour qu’ils comprennent le choix de ce thème et... pourquoi les repas seraient tous végé pendant le tournage (j’avais engagé un cuisinier végétalien !). Mais aussi pourquoi les produits de maquillage utilisés seraient uniquement des produits  non testés... Je souhaitais que chacun voie ce que subissent les animaux, histoire de se mettre dans l’ambiance du film.

Comment l’envie de faire des films vous est-elle venue ?

Cette envie n’est pas nouvelle, le cinéma est mon métier. Et j’ai l’intime conviction que dénoncer les maltraitances animales par la voie de films, de spots, de documentaires, sera l’une des principales armes pour parvenir à la victoire dans la lutte pour la libération animale. C’est le moyen le plus puissant pour alerter le grand public et de lui dévoiler la vérité.

Plus précisément, comment est née cette idée d’un film sur ALF ?  Est-ce leurs actions médiatisées et polémiques qui vous ont attiré ?

C’est un projet qui me trottait dans la tête depuis longtemps. Outre de médiatiser la cause animale, il s’agissait de faire comprendre aux spectateurs pourquoi les femmes et les hommes de l’ALF sont prêts à se mettre hors la loi pour sauver des vies. C’est surtout cela que je retiens de ce mouvement.

De fait, comment jugez-vous les actions menées par ALF, notamment de leur principe et du recours à la violence ?

Je suis d’accord avec tout acte de libération animale pacifique et non violent. Quant à la violence exercée par certains (une minorité) à l’encontre d’autres individus, même si je comprends dans quelle colère profonde elle s’ancre, je ne la cautionne pas personnellement.

Alors, où s’arrête le militantisme, où commence le terrorisme ?

Dès lors qu’il y a violence sur des êtres vivants, on a dépassé le tolérable. Mais, cette limite s’applique aussi bien aux groupes de libération animale qu’aux vivisecteurs, aux employés d’abattoirs sadiques, aux tortionnaires de taureaux et autres dresseurs de cirques…

Que pensez-vous de l’expression “terrorisme animal” ?

Quand on s’enchaîne pacifiquement dans des arènes, on se fait “traiter” d’écoterroristes, alors je n’en pense pas grand-chose...

Dans certains pays le terrorisme animal est jugé aussi dangereux que des actions perpétrées par des fondamentalistes religieux. Pourquoi cette menace est-elle considérée aussi sérieusement par les gouvernements ?

Parce que plus les gouvernements cautionnent les tortures sur les animaux, plus ils savent que la colère monte dans les rangs de ceux qui ont de l’empathie pour ces derniers. La violence appelle la violence, et ils savent les défenseurs déterminés. Je pense qu’ils ont raison d’en avoir peur, mais que la répression n’est pas forcément la réponse la plus intelligente. Il suffirait de faire évoluer les choses en instituant plus de justice envers nos frères non humains.

Pour constituer votre matériau informatif, avez-vous contacté des réseaux se réclamant de ALF, en France ou à l’étranger ?

Non, ce n’était pas la peine, je connais suffisamment le sujet par les lectures et ce que j’en ai vu. Encore une fois l’important dans mon film n’est pas tant la technique utilisée par ces groupes que le fait que ce sont des femmes et des hommes comme vous et moi qui sont prêts à perdre beaucoup pour sauver des animaux. Mon film leur rend hommage.

Du côté des acteurs du film, connaissaient-ils ALF et leurs actions ?
Tous ont accepté ou certains ont-ils refusé de jouer en raison de la teneur du scénario ?

Tous avaient plus ou moins entendu parler des groupes ALF, mais pas plus que ça pour la plupart. J’ai réuni autour de moi pour ce film des personnes qui étaient sensibles à cette cause, mais pas seulement. Quoi qu’il en soit, après coup, je pense qu’ils comprennent mon message. Certains ont même changé des habitudes dans leur vie...

Avez-vous subi des pressions pendant le tournage de ce film ?

Aucune pendant le tournage. Mais je crois que les difficultés vont commencer avec la sortie en salle.

Avez-vous lancé une souscription ou un appel aux dons pour financer le film ?

J’ai lancé un appel à tous les contacts que j’avais dans la protection animale pour trouver des partenaires  financiers. Le résultat a été au-delà de mes espérances puisque j’ai pu réunir la somme nécessaire au tournage. J’ai reçu des centaines de chèques, des petits dons et des grands de la part de partenaires.

ALF2 Animal Liberation Front

Avec un sujet aussi polémique, ne prenez-vous pas le risque d’effrayer certaines associations ?

À vrai dire, j’ai déjà eu quelques retours de ce type. Pourtant, mon film n’est pas un appel à la violence. Il montre un combat et pourquoi des êtres humains en viennent à se mettre dans l’illégalité pour sauver des vies animales. La psychologie des personnages occupe une place importante. En marge, j’en profite pour dénoncer des pratiques inacceptables dans des laboratoires et ailleurs…

Où en est le film actuellement ?

Nous attaquons en ce moment la phase la plus importante pour la sortie du film en salle : la vente auprès des distributeurs. Il est capital de trouver le bon distributeur qui se battra pour voir le film sortir dans un maximum de salles.

Parallèlement, nous préparons des dossiers pour les festivals (Cannes, Toronto, San Sebastián, Los Angeles (Artivist) etc). Un travail essentiel afin toucher des distributeurs étrangers et assurer la sortie du film à l’étranger. Une sélection dans un festival est un gage de reconnaissance artistique qui permettra de faire passer notre message. Tout cela a un coût évidemment, car il nous faut à nouveau financer les inscriptions aux festivals, la réédition des dossiers de presse et la duplication des DVD pour les distributeurs et les festivals, les frais d’envoi, etc.

ALF2 Animal Liberation Front

Concrètement, avez-vous déjà décroché des distributeurs ?

Nous sommes actuellement en pourparlers avec deux sociétés de distribution françaises qui semblent intéressées par le projet. Mais nous continuerons à en contacter dans les semaines prochaines en fonction des suites données.

Le plan médias accompagnant le film a-t-il été lancé ? Quels échos avez-vous ?

Le site officiel du film (www.alf-lefilm.fr) sera mis en ligne environ trois mois avant la date de sortie. La nouvelle bande-annonce, inédite, ainsi que de nombreuses informations sur le film, le casting, le tournage, l’équipe technique y seront dévoilées.

D’ores et déjà, la page facebook du film – (ALF (Animal Liberation Front), a film by Jérôme Lescure – rassemble plus de 13.000 fans, sans que nous ayons lancé la moindre promotion. J’ai de plus en plus de demandes d’interviews, donc je suis optimiste pour la suite…

Un petit détour par vos films anticorrida… Après l’interdiction de trois spots avec le chanteur Renaud, constatez-vous une évolution de la censure ? Par ailleurs, pourquoi ne pas procéder autrement pour les diffuser ?

La censure concernant les images de corrida est extrêmement hypocrite en France : les enfants peuvent assister gratuitement à la séance de torture en allant aux arènes avec leurs parents, mais on ne doit pas en parler ni montrer des images à la télévision.

Internet permet de montrer ce que les médias ou le CSA censurent. Mais non il n’y a aucun changement dans les médias. C’est pourquoi nous serons obligés de mener de plus en plus d’actions comme celle de Rodilhan à laquelle j’ai participé avec le CRAC EUROPE.

S’il fallait hiérarchiser les causes dans la défense des animaux, quelles seraient vos trois premières ?

Difficile de répondre, tout dépend de la façon dont on interprète la question. A mon avis, les trois formes de maltraitances qui disparaitront en premier sont celles de loisir : la corrida, la chasse et le cirque. Plus rien ne les justifie au XXIe siècle. C’est d’ailleurs totalement incongru qu’elles perdurent encore.

Quant à la destruction d’êtres vivants, j’aimerais voir disparaître l’expérimentation animale et l’abolition de la consommation de viande.

Un dernier mot ?

Merci à tous ceux qui m’ont aidé à mener à bien ce projet, et pour ceux qui ne l’ont pas fait ! Venez voir le film lorsqu’il sortira en salle (surtout la première semaine, c’est très important). Invitez vos amis et connaissances à faire de même. Le succès d’ALF permettra également de faire parler des horreurs commises dans les laboratoires d’expérimentation animale.


 

La vision de chaque être vivant


Pour percevoir la lumière, nous nous servons de nos yeux. Mais la lumière est en réalité un ensemble de stimulations extérieures que nos cellules réceptrices regroupent et transmettent au cerveau. Des stimulations lumineuses excitent les cellules réceptrices et celles-ci envoient des petits courants au centre nerveux approprié. D’une manière générale, ces récepteurs sont rassemblés dans des organes spécialisés tels que les yeux. Chaque être vivant possède ce genre de cellules, même les êtres minuscules comme les protozoaires.

C’est grâce aux organes de la vision que le cerveau humain perçoit les formes et les couleurs.

La partie la plus importante de l’oeil est le globe oculaire qui est le réel organe de la vue. Vu que le globe oculaire est situé à l’intérieur de l’orbite (formée par des os de la tête), l’oeil est protégé. Mais la protection naturelle ne suffit pas. Il faut que nous protégions nos yeux des agressions de l’extérieur tel que le soleil ou le vent.

Comment les animaux voient-ils le monde ?
Vision de l'homme

Différentes formes de vision existent dans le règne animal. Compte tenu de la diversité des moyens visuels et du mode de traitement des informations reçues par le système nerveux, il n'est guère étonnant que les capacités visuelles soient très différentes, qualitativement et quantitativement, d'un animal à l'autre.

Rien ne sert de les comparer à celle de l'homme, la vision de chaque animal lui est la mieux adaptée. Ces visions animales ont été déduites de l'étude des récepteurs visuels propres à chaque animal.
En aucun cas ce qui est représenté n'est ce que voit réellement l'animal puisqu'il a son propre cerveau, différant du nôtre, pour l'intégration des données en provenance de l'oeil.

Vision du taureau

La plupart des mammifères ne voient pas les couleurs. Dans une arène le taureau ne réagit pas au rouge de la cape mais à son mouvement. L'acuité visuelle et la capacité d'accommodation sont moins développées chez les mammifères herbivores que chez les prédateurs et les primates : c'est pourquoi le taureau voie plus flou que ce que nous voyons.

Les yeux de un taureau ne réagissent pas aux couleurs Le taureau ne voit pas le rouge… Les taureaux, comme beaucoup d'animaux, voient très mal les couleurs.
Ils perçoivent surtout le mouvement. En fait, la muleta, d'un rouge flamboyant, c'est bien connu, attire le taureau parce que selon la croyance, les taureaux détestent le rouge. Mais, contrairement à cette croyance populaire, la couleur si attrayante de la muleta n'attire en fait que l'oeil des spectateurs. C'est une couleur symbolique qui a été choisie juste pour la beauté, pour le décor et peut-être pour ne pas voir le sang souiller, mais celle-ci pourrait être rose bonbon, cela ne changerait rien !

Le taureau ne voit donc pas le rouge. D'ailleurs, si vous assistez à une corrida, vous verrez qu'au début de celle-ci le taureau charge aussi bien lorsqu'on lui présente le côté intérieur de la cape, qui est jaune. Il réagit au mouvement de la cible.

 

Apologie de la corrida
Retour sur une maltraitance festive

La tauromachie : par la philosophe Elisabeth de Fontenay - Paris-1

C’est en 1853 que la corrida fut implantée en France par Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III. Ce dernier ne s’est donc pas contenté de violer la Constitution de 1848, il a fait bon marché de la loi Grammont votée en 1850, cette première mesure de protection animale que la gauche républicaine avait défendue contre la droite cléricale. 

Etait-elle plus belle ou l’était-elle moins, la feria, avant que, vers 1930, on impose l’usage du caparaçon ? Les festivités sanglantes commençaient alors, comme le souligne Elisabeth Hardouin-Fugier dans Histoire de la corrida en Europe du XVIIe au XXIe siècle, par le massacre des chevaux que montaient les picadors. Ces animaux, affamés, hébétés, les yeux bandés, incapables d’esquiver la charge se faisaient immanquablement éventrer et, à moins d’être immédiatement recousus, ils se prenaient les pieds dans leurs entrailles.

Ernest Hemingway aura eu la bassesse d’écrire que, dans la tragédie de la mort du taureau, celle du cheval relevait plutôt du comique et Michel Leiris, que « l’ignoble sang des chevaux » représentait les menstrues féminines. Interrogé sur son rapport à Michel Leiris, Jacques Derrida, qui avait accepté la présidence d’honneur du Comité radical anticorrida, avait répondu: « Je peux aimer ou admirer tels textes de Leiris sans cesser de me poser des questions sur le désir et l’expérience de Leiris lui-même ».

On rappellera du reste que Michel Leiris et Henry de Montherlant ont fini par dénoncer le cabotinage de la plupart des toreros et le verbiage héroïco-esthétique des aficionados. Certes, j’accorderai à ceux-ci l’incontestable beauté d’un spectacle qui s’est imposé comme une cérémonie grandiose. Mais ce constat n’empêche aucunement de demander si le fait de procéder selon des rites annule la responsabilité morale d’une torture mortelle infligée en vue d’un pur plaisir. Eugène Delacroix, qui a représenté des acteurs de l’arène, n’a jamais peint de corrida et il a écrit dans son journal que « là où coule le sang, l’art est impossible».

Les apôtres de la corrida disent, de surcroît, que son abolition constituerait une faute écologique en ce qu’elle mettrait fin à l’élevage des taureaux sauvages, race qui concourt à la diversité des espèces. Or, il faut savoir que la zootechnie n’a pas moins créé et cultivé le taureau dit de combat que le bœuf du Charolais si méprisable aux yeux des zélateurs du « toro bravo ». Celui-ci ne combat pas de nature comme un chien de chasse de race puisqu’il est méthodiquement entretenu dans une « hostilité familière ». Les taureaux sauvages sont à peu près élevés comme on élève des faisans pour les tirer et, en liberté, ils n’attaquent guère les hommes, sauf circonstances exceptionnelles. Ce qui rend le taureau non pas « brave » mais furieux c’est son conditionnement, sa contention lors du transport et son enfermement dans le toril.

C’est avec la justification éthique de la corrida qu’on touche au comble de la supercherie. Les aficionados cultivés se réclament d’une morale aristocratique d’inspiration stoïcienne, ils exaltent la virilité héroïque de deux êtres exceptionnels, le toro et le torero. Selon eux, cette éthique de la lutte à mort irait à l’encontre de la tranquillité bourgeoise et de ses pleurnicheries sur les droits. Ainsi opposent-ils la mort debout du taureau dans l’arène à la mort passive et ignominieuse des bœufs à l’abattoir. Ce mode de légitimation a quelque chose de grotesque. D’abord parce que parler de la bravoure des toros relève d’une pure projection.

Comment explique-t-on en effet que certains d’entre eux refusent le combat à tel point que pour les exciter, on lâchait naguère sur eux les molosses des abattoirs de Séville ?
Ensuite, parce qu’en dépit de Picasso, ce culte de l’héroïsme viril pue son « Viva la muerte ! » fasciste. Enfin, parce que les spectateurs se contentent d’être assis et de regarder. On ne nous fera quand même pas prendre le voyeurisme collectif pour un acte de courage.

La corrida est un spectacle qui consiste à infliger au taureau des tortures savantes, de manière à retarder le moment fatal. Les harpons des banderilles plantées sur son dos l’ensanglantent et entament ses muscles un peu plus à chacun de ses mouvements mais les blessures n’en sont pas mortelles. C’est au bout de vingt minutes que, les poumons remplis de sang, tombant à genoux – et non debout ! –, il reçoit l’estocade, laquelle ne met pas fin à son supplice puisqu’il faut encore que l’achèvent les puntilleros armés de couteaux : dans l’arène mais à l’abri des regards.

Si Hugo et Schoelcher ont jugé capital de porter au nombre de leurs combats l’opposition à la corrida, c’est bien qu’il y a quelque chose de politique au cœur de cet engagement contre la magie du sang, de la volupté et de la mort. « Je suis absolument contraire, écrivait Zola, aux courses de taureau, qui sont des spectacles dont la cruauté imbécile est, pour les foules, une éducation de sang et de boue ».



 

ATTENTION AUX IDÉES FAUSSES !

Certaines personnes se laissent persuader d'aller voir une corrida par des habitants des pays de corrida.
Ces habitants disent parfois qu'il s'agit d'un 'entraînement' ou que le taureau n'est pas mis à mort. Une fois arrivé dans l'arène il s'avère que le taureau est mis à mort, comme dans toutes les corridas 'ordinaires'. Ne vous laissez pas prendre au piège! Il circule beaucoup d'idées fausses à propos de la corrida. Celles-ci, entretenues par l'industrie de la tauromachie, sont prises au sérieux par beaucoup de gens:

Ils disent qu'un chiffon rouge rend les taureaux furieux et fait en sorte qu'ils attaquent le matador, mais c'est un mythe, étant donné que les taureaux ne réagissent pas à la couleur rouge. Ils réagissent aux mouvements de la cape car ils se sentent menacés et veulent se défendre contre leurs attaquants. D'ailleurs les capes - qui sont utilisées par les toréadors - peuvent être roses d'un côté et jaunes de l'autre - et la muleta - qui est entièrement rouge et utilisée par le matador - peut être aussi d'une tout autre couleur foncée (pour de plus amples informations, voir la description de la corrida de toros).

Les taureaux de combat sont supposés être des bêtes agressives qui seraient trop dangereuses à approcher de près. Ceci est largement exagéré car les taureaux, surtout quand ils vivent en troupeau, ont plutôt tendance à fuir devant des personnes inconnues qu'à les attaquer. Quand ils sont dans l'arène, ils sont d'un seul coup seuls dans un environnement inconnu. Ils sont constamment harcelés et c'est pourquoi ils attaquent pour se défendre contre leurs agresseurs.

Les gens trouvent souvent bizarre que le taureau continue à courir vers ses agresseurs, au lieu de s'enfuir.
En vérité, un taureau s'enfuirait en effet s'il en avait la possibilité, comme pendant les courses de taureaux (entre autres à Pampelune). Il ne peut pas s'enfuir dans l'arène, car les corrida dans l'arène sont précisément conçues pour ôter à l'animal toute idée de fuite ou de protection: l'arène est ronde de telle sorte que le taureau ne puisse pas utiliser de coin pour s'y retirer; la sortie de l'arène est camouflée de telle sorte que le taureau ne puissent plus la voir, et ils harcèlent l'animal pour le faire attaquer, pour qu'il soit exténué et qu'il n'ait plus d'énergie pour essayer de s'enfuir; les blessures de la pique et des banderilles dont il souffre lui font comprendre qu'il est dans une situation dangereuse et la seule - et ultime - manière de se défendre est d'attaquer tout objet de grande taille qui bouge (la cape du matador ou un cheval). Et pourtant on voit toujours des taureaux qui vont vers le mur de l'enceinte pour se protéger (et certainement s'ils sont déjà torturés), ou bien ils essayent de sauter par-dessus le mur de l'arène. Ceci indique que leur comportement est entièrement défensif et pas agressif.

Certaines personnes prétendent que les habitants des pays où la corrida n'est pas pratiquée ne doivent pas se mêler du débat sur la corrida car la corrida fait partie de la culture des Espagnols, Portugais, Français et habitants d'Amérique latine, et que les 'étrangers' ne peuvent jamais comprendre cette culture. C'est une idée fausse car les animaux n'ont pas de nationalité et parce que tout le monde peut comprendre leurs souffrances.
En outre, CAS International a été fondé à la demande la d'Association de Protection Animale espagnole (ADDA). De nombreux sondages montrent qu'il y a plus d'habitants des pays de corrida à être contre la corrida que pour. Ils ont besoin de l'aide d'autres pays pour abolir la corrida. Ils luttent contre une activité barbare, qui est soutenue par une élite politique riche et puissante. Ce sont donc les habitants des pays de corrida qui demandent aux autres de les aider à abolir la corrida.

Ils disent que la corrida doit perdurer parce qu'elle est un 'héritage culturel'. Ceci ne saurait être une raison car tout ce que l'humanité a fort bien fait d'abolir (sacrifices humains, esclavage, etc.) a été à une époque, un héritage culturel. La 'civilisation' est le processus d'élimination des traditions obsolètes et l'incorporation de nouvelles pratiques qui sont en accord avec des valeurs sociales, politiques et scientifiques modernes, et de nos jours, les valeurs universelles en matière de protection animale rendent la corrida complètement obsolète partout dans le monde.

Ils disent que les 'taureaux de combat' appartiennent à une autre race (ou même à une autre espèce d'animaux), qui sont nés pour être tués pendant les corridas. En vérité les 'taureaux de combat' ne peuvent pas être considérés comme appartenant à une autre race, et de nombreux scientifiques affirment qu'ils ne peuvent même pas être considérés comme appartenant à une autre race. Ils n'appartiennent qu'à un type de taureau européens domestiqués qui ont été artificiellement sélectionnés pour avoir plus la tendance à se défendre par l'attaque que par la fuite. Cette caractéristique n'est pas établie génétiquement dans une nouvelle 'race' et c'est pour cela que tous les taureaux qui sont élevés pour la corrida ne sont pas sélectionnés pour la corrida (seulement une minorité des taureaux finissent dans une corrida; les autres sont utilisés pour les fiestas ou sont envoyés à l'abattoir).
Ils représentent des 'aberrations génétiques' crées par des hommes qui veulent fabriquer des animaux plus dangereux qu'ils ne le sont par nature, chose qui est même interdite dans de nombreux pays.

l'Industrie de la tauromachie prétend que ces taureaux sont un type différent de mammifères qui ne ressentent pas la douleur quand on les blesse et on les tue à l'arme blanche. Ceci est ridicule et la plupart des scientifiques ont jeté immédiatement le discrédit sur les 'études' que les vétérinaires de l'industrie de la tauromachie avaient faites. À en croire les résultats les 'études' ont découvert qu'il y avait des quantités étonnantes d'hormones cortisol et beta-endorphines chez les 'taureaux de combat', on peut interpréter les résultats précisément de manière opposée: ces taureaux souffrent bien plus qu'on ne l'avait pensé auparavant.

L'industrie de la tauromachie prétend que la corrida est bonne pour l'environnement parce que les dehesas - où les taureaux sont élevés - sont des zones protégées grâce à l'élevage de 'taureaux de combat'. C'est faux, car beaucoup de ces zones seraient également protégées sans ces élevages, d'autre part le taureau ne joue aucun rôle écologique important dans l'écosystème, vu qu'il n'est ni le prédateur, ni la proie d'autres espèces animales.

Comment nous aider ?   Conseils aux touristes.
CAS International a rassemblé un certain nombre de conseils aux touristes afin que vous puissiez de cette façon participer aussi à l'abolition de la corrida et d'autres événements cruels impliquant des taureaux et d'autres animaux. Le conseil le plus important est celui-ci: n'allez jamais voir une corrida ou autre fiesta cruelle comme les courses de taureaux à Pamplune.

Crédit : 2012 CAS International.

 

Une triste réalité qui fait de l'animal un
simple objet de commerce et divertissement

Une pratique fortement déplorable pour une société dite civilisée

Tauro-machisme et l'art de tuer

Les corridas de taureaux sont un écart brutal l'ignorance et la barbarie d'autres temps.
Nées comme divertissement militaire sous le mandat absolutiste de Fernando VII, ils ont progressivement percé comme manière de décharge des frustrations : L'animal se transformait la victime traditionnellement dans laquelle décharger toute la cruauté et agressivité humaine.

Le coût ce type de pratiques et de ses dérivations (emprisonnements, taureaux martyrisés, etc.) représente pour les contribuables un paiement de de milliers de de millions. Le nombre de partisans est tellement faible qu'il ne suffit pas de supporter tous les frais, ce pourquoi pour son maintien l'appui gouvernemental est nécessaire. La majorité de places de taureaux dans ce pays sont déficitaires, et nous sommes les contribuables ceux que nous devons couvrir ce déficit. Les fêtes taurines (sans compter les corridas), supposent quelque 20.000 millions des anciennes pesetas.

La torture

Le taureau est un animal herbivore et par conséquent pacifique, seulement sur base de punitions et de manipulations on parvient à altérer sa nature tranquille. Dans la place le taureau la seule chose ce qu'il cherche est la fuite, et ses attaques sont des tentatives désespérées d'échapper.

taureau mort

Nous ne voulons pas avec ceci dire que de s'agir d'un animal plus cruel, était justifiable ce spectacle.

Avant que le taureau sorte à la rotation commencent déjà les tortures, leur on découpe les cornes (“rasé”), en privant les de leur seule défense, ils leur donnent des battements en les frappant avec des couches de sable ou des bois pour diminuer sa force, les graissent les yeux avec vaseline pour diminuer leur vision, ils les font des coupes dans les sabots, en les graissant ensuite avec essence de térébenthine ; ils leur introduisent coton dans le nez pour compliquer leur respiration, ils leur fournissent des laxatifs pour les affaiblir. Toutes ces pratiques sont interdites, mais restent occultes n'étant pas effectué vu le public, cependant en étant confirmé par quelques vétérinaires. En cet état affaibli le taureau doit sortir de ce qui est toril à la rotation, où a lieu une épreuve cruelle : Au moment d'être sorti on lui cloue la devise pour qu'il sorte germé par la douleur.

Postérieurement le picador introduit une puya qu'il pénètre jusqu'à 40 cm, en effectuant des mouvements pour déchirer et forer la viande de l'animal, en le provoquant et intensifier les hémorragies. Étant donné la grande perte de sang le taureau souffre d'une soif insupportable que lui fait parfois que dans une tentative désespérée de vouloir boire il arrive à lamer son propre sang.

Les banderilles

Aiguisés harpons de quelque 6 cm de longueur qu'on lui cloue dans l'échine - ils ont la fonction “de humillar”, c'est-à-dire, ce qui agache la tête pour que le matador puisse lui introduire l'épée mortelle.

Banderilles pour les taureaux

L'estoc pénètre 45 cm en sectionnant les veines sanguins vitaux, ce qui produit une hémorragie interne massive, qui n'est pas perçue depuis l'extérieur mais qui suppose une agonie infernale à l'animal. Dans le meilleur des cas c'est la fin de la souffrance de l'animal. Par malheur, et très fréquemment les matadors doivent prononcer leurs estocadas, en répétant maintes et maintes fois l'introduction de l'estoc (une épée d'un mètre), et en lui perforant les poumons, qui sont inondés de sang. Il n'est pas rare de voir que l'animal à reçu jusqu'à 10 estocadas.

Quand même ainsi ne meurs pas, on doit recourir à la puntilla - couteau qui sectionne La moelle épinière [1] - et laisse l'animal paralysé mais encore conscient, ou soi vivant. (1) Moelle épinière : le système nerveux central, la moelle épinière des animaux, les symptômes... partie du système nerveux central contenue dans la colonne vertébrale... finalement comme trophées pour ce qui est matadors on coupe les oreilles et/ou la queue de l'animal qui très souvent et encore entrant d'agonisant, été dans lequel il entre postérieurement dans ce qui est desolladero.

Les chevaux sont aussi des victimes des corridas

À de nombreuses occasions ils reçoivent cornades qui leur ouvrent les boyaux, dissimules par le peto, souvent on met à nouveau à l'intérieur elles et leur on coud pour qu'ils sortent à nouveau.

L'action de donner la mort
Cheval bande - couvre les yeux et le front

Il est nécessaire de les droguer avec des injections de morphine et de leur couvrir les yeux, pour qu'ils sortent à la place, puisque d'une autre manière, la terreur les ferait s'enfuir. On leur coupe les cordes vocales pour qu'ils ne puissent pas crier de douleur.

Il ne faut pas oublier les fêtes populaires dans lesquelles on emploie des animaux, fondamentalement taureaux ou génisses, qui supposent l'importante source de recettes pour les éleveurs, en vendant ces animaux qui ne se considèrent pas aptes pour les corridas.

Certaines de ces fêtes sont : des taureaux place des embolados, leur une structure de métal dans les cornes dans laquelle il y a une matière inflammable à à laquelle on promet feu. Le taureau, qui consigne une frayeur avec le feu, court affolé.

Certains des lieux où ils ont lieu sont de nombreux villages de la Commune de Valence, d'Aragon, Medinaceli (Soria), et dans les Terres de l'Ebre (Tarragone).

Le domination par la force et l'humiliation d'un être sans défense dans aucun cas on peut considérer culture, mais elle constitue un hommage à la pire cruauté humaine qui est de faire de la douleur une festivité.

L'immense majorité de la population, est contraire aux corridas de taureaux et ses dérivations. Il est la responsabilité de de tous d'agir pour mettre un terme à cette barbarie que nous payons tous et qu'il sert seulement à enrichir à à quelques-uns et à perpétuer un modèle de domination de l'homme sur l'animal.

La torture d'un animal, un peuple sans scrupules de conscience

Campagne contre les correbous et les emprisonnements populaires dans toute l'Espagne. En Catalogne il est tradition de tenir correbous dans plus de 60 peuples : la majorité a lieu dans la province de Tarragone, le jour de la Festivité Plus grande du peuple en honneur à son Saint Patron ou sa Sainte Vierge.

Il existe de différentes modalités de correbous : depuis la libération de génisses dans des places portatives, jusqu'au Taureau Ensogado et el Taureau de Feu. Les génisses sont des taureaux ou des jeunes vaches, qui sont détachées à la rotation et sur base de provoquer de elles, doivent poursuivre aux garçons courageux.

Quand ils les poursuivront, ils sautent la barrière et restent à l'abri de revolcones. Ces génisses portent les cornes rasées et ils ne se clouent personne. Les bêtes pauvres vont de peuple en peuple jusqu'à ce qu'elles crèvent de fatigue et arrêtent dans la boucherie. Parfois, ennuyées de tant d'absurdité, se sont arrêtés dans le moyen de la place et faut les encourager avec des bois, repoussements, insultes et autres méthodes comme botellazos, cordes, les pousser à une piscine inattendue pour la festivité, etc..

Les haut-parleurs des organisateurs encouragent aux jeunes pour obtenir un certain prix par leur exploit culturel. Ceux-ci sont les correbous considérés lisses. Le Taureau Ensogado est celui qui est entraîné par tout le peuple avec une corde attachée autour de ses cornes et tête, avec deux extrémités de corde, par lequel ils jettent à la fois, à gauche et droite, quelques mozos (les jeunes les plus forts) pour le dominer. Si tous jettent à la fois, le taureau est immeuble, lié.

Notre humanité, bonne pour la décharge communale

Parfois, ceci est répété trois fois par à jour pendant une semaine. Entre-temps le taureau est entraîné, est obligé par la douleur de marcher par des rues pavées qui le déshuilant les sabots, les gens jettent des auges (seaux) d'eau depuis les balcons pour rafraîchir ce qui est concourantes qui ont beaucoup chaleur.

Avec l'eau, l'animal pauvre glisse et zas!, au sol.   Ils le lèvent en jetant de leurs cornes, en l'insultant, en repoussant oléo et l'animal terrorisé pauvre cherche parfois refuge dans un certain commerce. Aussi ils le tourmentent en jetant pétards dans leurs nez.

Maintenant, selon la loi, doivent le porter à la boucherie après la festivité et mangé sa viande, mais avant, le dernier emprisonnement terminait avec le taureau degollado (crèves de fatigue) dans tout hangar, avec le sol couvert de sang, où les enfants étaient baignés les pieds, pour qu'ils aient de la chance dans la vie. Ceci se produisait en Amposta, par exemple, et il y a des photos et des témoignages qui ainsi l'illustrent.

EI Taureau de Feu a lieu de nuit. Au taureau ils le placent, entre leurs cornes, deux boules de feu et le détachent par les rues avec les lumières éteintes. C'est un spectacle dantesque et diabolique se voir au taureau agiter ce qui est cornes dans l'air, ou contre le sol, pour éteindre le feu, fou de douleur.

Est que le feu des torches le brûle les nerfs des cornes et le goudron que détachent les boules de feu, tombent et elles la brûlent les yeux. Les gens crient et le taureau se retourne encore plus fou. Et en voir comment il est débattu pour être enlevé le feu de sur sa tête il consiste le divertissement, en même temps que n'arrêtant pas de se déplacer il donne l'impression qu'il poursuit au public.

Ce que cherche l'animal pauvre est de disparaître de l'infiemo (cet enfer) à auquel ces animaux humains ont soumis pour tenir une festivité centenaire, que seulement le Diable a pu inventer. Dans des peuples de Tarragone qui ont la mer près, depuis les quais du port ils les font tomber à l'eau, où la multitude les attend, pour leur faire avaler de l'eau et d'autres perrerías.

À la fin de la festivité, toujours il les attend le décès, qui les libère de tant de bestialités catalanes. Ces festivités sauvages et primitives, finiront seulement quand, comme avec les corridas de taureaux en Catalogne, elles ne seront pas rentables. Et Comment doivent-ils être rentables si ne paye-t-il pas entrée ? … Pues, en négligeant totalement ce secteur, tant touristique comme commercialement.


Corridas de taureaux, et l'art de la tromperie

Non il n'a rien d'aussi pathétique qu'une multitude de spectateurs immobiles en assistant avec indifférence ou enthousiasme à la confrontation inégale entre un noble taureau et un groupe de durs déséquilibrés en détruisant à un animal innocent qui ne comprend pas la raison de sa douleur… Un bain de sang annuel de milliards d'euros.

Cruauté et déception

Les corridas de taureaux sont un spectacle honteux dans trois actes, de quelque vingt minutes de durée : Elle, spécifié la fausse supériorité et la fascination infirme avec le sang et la viande dont ils sont nourris, contre toute logique morale et diététique, ceux qui croient avoir un droit divin de disposer à son caprice de la vie d'autres êtres sensibles, en arrivant même à justifier et vulgariser la mort du taureau comme art et divertissement.

Un comportement pathologique qui naît d'une incapacité pour affronter la douleur des victimes et une morbidité irréfrénable devant la possibilité de être témoin direct de quelqu'un cornades, ou la mort de ce qui est matador ; un risque fortuit, rare (un torero par chaque 40.000 taureaux sacrifiés), et surtout évitable que, toutefois, augmente le caractère macabre de la corrida.

Une charité cruelle et non-solidaire

Égal que les boucheries et les guerres, les corridas de taureaux ont mauvaise image, et il n'est pas facile de présenter la mort comme un art, nourriture ou liberté. Mais si la condition pour un festin est le massacre d'un animal, et les tirs sont les précurseurs de la liberté, qui sont obtenus aussi le divertissement au prix de la vie animale ils ont besoin de justifier et de focaliser l'attention les consommateurs et les utilisateurs dans la supposée utilité leurs produits et de services en soutenant des œuvres d'intérêt social ; par exemple, à travers une corrida de caritative bénéfique, un acte aberrant et non-solidaire qui, toutefois, peut servir de réclame en tranquillisant certaines tu fais prendre conscience, surtout si le bain de sang profite hypothétiquement à une maison de personnes, ce qui est hermanitas de ce qui est pauvres, par une association qui défend ce qui est destitués comme la Fondation Père Arrupe, ou institutions comme l'Association espagnole Contre le Cancer ou la Croix Rouge, qui est aussi entrée faire partie de l'affaire taurine avec l'exploitation du service de louer de coussin dans la place de Séville.

La destruction de toute vie, hypothétiquement au bénéfice des autres, est moralement inacceptable ; mais ceci n'a pas empêché aux religieuses de la Fraternité du Saint le Christ du Réconfort et Notre dame de ceux Désemparés de tenir l'année passé à Ciudad Real novillada ou une festival taurin-religieuse, en négligeant l'article 2.418 du catéchisme, où on dit que faire souffrir aux animaux il va contre la dignité humaine.

Autre exemple pittoresque, impropre d'une société démocratique et civilisée, que non garde relation avec une attitude solidaire et humanitaire vers ce qui est destitués et les animaux, a eue lieu en Alcuéscar, Cáceres, où le maire a construit avec argent public une pente et une zone spécial pour que 80 spectateurs dans des chaises roulantes à puissent être des témoins d'un lynchage répugnant d'animaux physiquement sains.

La Députation de Malaga s'est aussi ajoutée à cet intérêt taurin inhabituel pour les handicapes physiques, en apportant de l'argent public pour que la place de La Malagueta soit la première du pays à installer un élévateur pour handicapés, qui étaient préalablement transféré dans des bras par les employés, en habilitant la rotation pour tous les publics, avec la création de rampes/pentes d'accès la place et à une grille pour tenir les chaises roulantes.

Les administrations publiques, propriétaires de 65% des trois cent places de taureaux espagnoles, malgré les plaintes de l'immense majorité des contribuables qui ne souhaitent pas soutenir avec leurs impôts cette barbarie nationale que, les intérêts taurins traitent désespérément de maintenir et stimuler, ils suivent en exigeant un plus grand nombre de supérieures dans les plis d'adjudication des concours taurins ; une boucherie annuelle, esthétiquement imprésentable qui, avec plus de mille représentations en spécifique le massacre d'un pacifique (paisible, tranquille) animal herbivore qui finit dans ce qui est desolladero, menace de se noyer avec son sang, même, l'intérêt de ses complices, moralement et physiquement destitués plus fidèles et inconditionnels, d'une lâcheté de tous une chose qui est évident.

Une farce sinistre imposée comme festivité nationale

Derrière la barrière qui les isole du sang, les aficionados et curieux, fidèles au mort et à la douleur étrangère, ils se vantent de nourrir un biocide aberrant et stérile avec l'achat d'engrais qui leur permettent de voir jusqu'à la satiété un spectacle nauséabond dans lequel on torture, un après un autre, milliers de fois, six animaux magnifiques, conditionnés depuis la naissance pour représenter, avec le cheval, le rôle funeste qu'un tiret fatidique, divisé trois chances dans lesquelles des accidents mercenaires montrent leur dédain la vie, en tracassant et infligeant (punir) à un taureau noble, manipulé et trahi, avec des harpons et des piques aiguisées, jusqu'à ce qu'il meure, asphyxié ou noyé dans son propre sang avec les poumons détruits par l'épée du matador, ou apuntillado avec un poignard avec lequel ils essayent de lui sectionner la moelle spinale.

Peuvent avoir été soumis, selon des études vétérinaire, à toute classe de mortifications frauduleuses, y compris, outre ce qui est afeitado (dont, selon l'article 47.2 du règlement de 1996, les éleveurs sont hypothétiquement responsables), l'approvisionnement de drogues et les purgatifs, qui agissent comme hypnotiseurs et tranquillisants, en pouvant produire manque de coordination l'appareil locomotif et les défauts de la vision avant de commencer la farce taurine et à être décapite par les picadors, qui le clouent le fer de la puya dans le morrillo, en ouvrant, comme de levier, un trou énorme avec le croisillon, en coupant et en détruisant les tendons, ligaments et muscles de la nuque pour l'obliger à baisser la tête et pouvoir le tuer plus facilement.

Continuant avec le supplice des las banderilles ; trois paires de harpons d'acier coupant et pointu (appels aussi alegradores), qui le cassent le cervical, l'enlevant sa force et vitalité, avant de être estoqueado par ce qui est sicarios de l'épée et le poignard ; une tâche récompensée avec les oreilles, queues et jambes extraites de ses victimes, même avant la mort, comme trophées qui témoignent le degré de déshumanisation de leurs lâches bourreaux et ceux qui les encouragent avec le cris inconscient où un silence complice.

Les corridas de taureaux, en plus de manquer sens moral et appui social, favorisent le dédain où le mépris de arrogance envers les animaux et le manque de solidarité entre les citoyens, habitués à rester impassibles devant le lynchage (exécuter sommairement sans jugement régulier et par une décision collective) d'un être vivant.

N'étant pas non plus un spectacle qui dispose l'appui inconditionnel de ses aficionados plus fervents qui protestent contre la invalidité des pseudotoros et l'inaccomplissement réitéré des normes qui règlent la torture l'animal, chaque fois plus affaibli et falto de casta, qui souffre l'indignité pénible de afeitado où raccourcissement des cornes

Une pratique que implique la coupe d'un morceau de piton, dedans de le mueco où lui immobilise, souffrant celui appelé blessure traumatisme violent, en détruisant les muscles et tendons en combattant désespérément pour être libéré du yugo que mobilise sa tête, en sortant desvencijado dans le tiroir vers les basse-cours de la place, à où il arrive fatigue et sans force pour confronter les dégradante puyazos que le infliger les picador.

Une fraude honteuse, toléré et très étendue, selon les propres taurins, qui devrait suffire de condamner et d'isoler publiquement aux durs qui ont imposé, avec l'approbation institutionnelle de leurs vasallos politiciens, cette affaire sale comme emblème de l'Espagne noire et fête nationale.


L'art de tuer, un modèle éducatif, religieux et culturel

Même s'a diminué l'appui populaire aux corridas de taureaux, la fin des festivités cruelles dépendra du degré de soutien des moyens de communication, des intérêts économiques et des institutions publiques et religieuses qui traditionnellement les ont justifiées et les ont maintenu, politiquement et matériellement, en échange de vendre son âme au diable ou mieux postor, en permettant l'implantation du statut quo taurin et la perte de valeurs morales et religieuses du modèle égoïste de la société actuelle, intolérante et cruelle, qui se manifeste à travers les retransmissions taurines, la violence sportive et domestique et la télé-poubelle en général, avec le silence complice, égoïste ou ignorant des électeurs qu'ils légitiment active ou passivement la violence institutionnalisée sans comprendre l'origine des conflits sociaux et les guerres locales et transnationales qu'ils conditionnent et hypothèquent le présent et le futur de l'humanité.

La promotion de la cruauté et le méprisable à la vie arrive à redéfinir et conditionner le comportement et l'identité culturelle des ceux aficionados au sang, à travers les nouveaux vidéo-jeux comme Torero, art et passion dans l'aréna, avec une option, présentée par une connaissance torero, qui enseigne à deux joueurs les techniques les plus raffinées pour torturer et tuer ses victimes virtuelles ou potentielles.

Tout comme les efforts, clairement tendancieux pour présenter une corrida de taureaux symboliquement, avec insolence ou subtilité, comme une expression artistique fascinante et respectable, à travers le cinéma ou le théâtre, dans des œuvres comme Carmen et Don Juan en los ruedos, Salvador Távora, que remplissent les scènes de sang réel, versée pour satisfaire la maladie des spectateurs, ou le film Hable con ella, du directeur Pedro Almodóvar, celui qui a organisé corridas de mort à Madrid et Guadalajara, qui ont coûté la vie à plusieurs taureaux, en détruisant la magie effusion du cinéma pour souiller de sang aux spectateurs et leur faire des complices involontaires d'une atrocité moralement incompréhensible et injustifiable.

Un des facteurs qui contribuent à maintenir et à favoriser les corridas de taureaux est l'apport d'argent public des institutions locales et régionales aux écoles taurines, qui sont apparues avec les anciennes boucheries municipales, où on forme à des enfants de douze et quatorze années en l'ART de TUER, au moyen de compétitions et de pratiques avec des veaux et des vaches, qui souffrent indignes des blessures et même, comme dans l'école taurine de Madrid, mutilations des oreilles et la queue avant de mourir.

Barbaries qui font partie du cérémonial tauricida des corridas, soutenues et justifiées par des représentants taurins de la culture, comme l'auteur et le professeur d'éthique de l'Université d'Alcala de Madrid, défenseur des corridas de taureaux et des victimes du terrorisme, Fernando Savater, celui qui se vante de duquel las barbaries ont parfois aussi leur mérite, son esthétique et son éthique, en justifiant démagogique ment la cruauté n'étant pas, selon lui, l'objectif de la diversion, mais un ingrédient nécessaire.

Le gouvernement d'Andalousie, qui soutient aussi les corridas de taureaux, justifie les écoles taurines qu'il subventionne en faisant une lecture partielle des articles 35 et 46 de la Constitution Espagnole, qui traitent du droit au travail et la libre élection un emploi ou d'une profession, ainsi que la promotion et la conservation du patrimoine culturel espagnol, sans tenir compte de l'article 14, qui traite du droit à la vie, sans peur à la torture et à un traitement inhumain et dégradant, qui n'est pas convenablement appliqué aux taureaux et aux chevaux des victimes des corridas.

D'autres facteurs économiques qui contribuent à maintenir les corridas sont l'assistance, pas du tout agréable, du touriste occasionnel qui soutient, souvent involontairement, le spectacle morbide et la diversification économique des rotations.

De même, tandis que quelques éleveurs profitent de l'aide économique de l'Union Européenne, destinée à la production de viande, d'autres subventions publiques permettent la célébration de corridas de taureaux dans des villages et des villes qui manquent de moyens économiques pour les organiser par leur compte.

La vente de viande des animaux sacrifiés aux gourmets taurins, qu'ignorent ou souhaitent ignorer l'importante libération de toxines produite par l'effort des victimes et les maladies habituelles en rapport avec leur consommation, comme tuberculose, des nefritis et de la parasitosis hépatique, aussi contribue à rendre plus rentable le massacre taurin. Malgré le manque d'appui public par les spectacles cruels des dernières statistiques, coïncidant avec l'essor du végétarisme/veganismo et la recherche de valeurs spirituelles basées le respect à la vie, sans absurdes exception anthropocentriques ou religieuse, la maffia taurine, qui dans son histoire macabre n'a voulu jamais savoir de lois de protection animale (incompatibles avec son activité tauricida, destructrice d'hommes et chevaux), il essaye désespérément de retarder la fin inévitable d'une dictature sanglante qui étend ses tentacules par les satellites taurins l'Europe, l'Amérique et d'autres potentiels feudos, en imposant un spectacle dénigrant et en remodela do ou en projetant de nouveaux centres de torture multi-usage, avec couverture ou plafond rétractile, pour subventionner et comparer le martyre d'animaux avec d'autres spectacles musicaux et artistiques plus lucratifs, comme le centre multimillénaire de la ville de Burgos, prévu pour le 2004.

Une perspective historique

Même si les corridas de taureaux sont un spectacle singulier et honteusement espagnol, son origine il remonte aux jeux romains sanglants et les vernations cruelles dans lesquelles on tuait milliers d'animaux pour amuser à un public assoiffé sang et de fortes émotions.

Comme compte Plinio le Vieux, dans son Histoire Naturelle, Julio César avait introduit dans les jeux circenses la lutte entre le taureau et le matador armé avec épée et bouclier, outre la corrida d'un taureau à auquel le chevalier le démontait et démolissait en le tenant par les cornes.

Une autre figure de cette époque, selon Ovidio, avait été appelé Karpóforo, qu'il obligeait au taureau à attaquer en utilisant un mouchoir rouge. Le sacrifice de taureaux était aussi inclus entre les rites et les coutumes que les Romains ont introduites en Hispanie.

En Crète, outre l'histoire de la mythologie grecque qui compte les aventures d'Ariadna, fille du roi Minos, et Teseo, qu'elle a tué au Minotauro, ont certitude de la célébration de jeux dans la place de Cnossos, dans le palais duquel, connu par le Labyrinthe, on peut voir de fresques qu'ils montrent à des hommes et des femmes dans des scènes de tauromachie, guidés peut-être par les mêmes mythes et l'ignorance insensée qui permet de caractériser à un pacifique(tranquille) animal comme un monstre ou un ennemi virtuel, en le transformant en victime réelle de notre échec évolutif comme êtres humains, pour pouvoir traiter avec la vie et la douleur de d'autant que manquent arbitragent de nos privilèges immérités.

Le harcèlement et le massacre de taureaux

Un cérémonial de divertissement, la première référence historique d'une corrida date de 1080, comme une partie du programme de fêtes du mariage du nourrisson Sancho d'Estrada, à Avila.

Existant une connexion psychologique entre la corrida et ces célébrations par la légende rituelle libidineuse imaginaire entre taureau et le torero, ou entre ce qui est masculin et ce qui est féminin, avec des ramifications dans le folklore et les festivités populaires, ainsi que la relation libidinal entre le public et le torero, et d'autres éléments moins visibles qui manifestent tout un spectre désirs, traumatismes et passions malsaines et infirmes.

Bien que plusieurs écris auteurs signalent que le Cid Campeador, Rodrigo Díaz de Vivar, a été le premier chevalier espagnol qu'alanceó taureaux, selon Plinio, la pratique elle l'introduit par Julio César, en attaquant lui-même avec une pique aux taureaux à cheval.

Une coutume que los moros (arabes) considéraient moins dangereuse que les tournois entre des chrétiens, qu'ils leur préparaient pour les batailles dans lesquelles les hommes étaient tués la même manière.

Pendant l'Âge Moyen la corrida de taureaux est développée et est progressivement monopolisée par la noblesse qui, influencée par la galanterie et le mauvais exemple des rois, comme elle arrive en Espagne actuellement, était contestée la notoriété publique, les attentions de damassé et le respect des autres, en exhibant son valeur et gaillardia, tracassant et en alanceando des taureaux, considérés comme ennemis totémiques de grand de pouvoir défense.

La reine Isabel le Catholique a rejeté les corridas de taureaux, mais il ne les a pas interdites, tandis que l'empereur Carlos V a été distingué par son penchant et il avait tué un taureau de d'un lancé à Valladolid pour célébrer la naissance de son fils Felipe II, dans le règne duquel on a promulgué les premières phrases ecclésiastiques.

La complicité du pouvoir et l'église avec les corridas de taureaux

EN 1565 un conseils à Toledo pour le remède des abus du royaume, il a déclaré les fonctions de taureaux très désagréables à Dieu, et dans 1567 les Pape Pío V il a promulgué la bula de Salutis Gregis Dominici, en demandant l'abolition des corridas dans tous les royaumes chrétiens, en menaçant avec l'excommunions à auxquels elles ils soutenaient, mais leur successif par Gregorio XIII il modère la rigidité de la bula de San Pío V, conformément au désir Felipe II de lever l'excommunions.

Dans 1585, Sixto V met à nouveau en vigueur la condamnation, qui à son tour est annulé dans 1596 par Clemente VIII. Felipe III a renouvelé et a perfectionné la place mayor de Madrid dans 1619, avec capacité pour presque soixante mille participants, et Felipe IV, en plus d'alancear des taureaux et tuer un d'un arcabuzazo dans la Huerta de la Priora, estoqué à mort à plus de quatre cent jabalíes.

Pendant les siècles XVI et XVII, en Espagne et le sud de la France on pratiquait déjà la libération génisses et taureaux par des rues et les places, et autres fêtes comme les taureaux de feu et les taureaux embolados, ensogados ou enmaromados, comparables en cruauté avec le spectacle aristocratique de la corrida dans lequel le chevalier avait un rôle prépondérant dans le harcèlement et la mort du taureau, qui souffrait aussi les mille provocations que lui causaient les manœuvres depuis ce qui est burladeros ou caponeras, les harpons qui la chusma la clouaient et ce qui est griffages de quelques chats introduits dans un certain tonneau qui le taureau desbarataba.

À Séville, on documente une corrida, à charge de la confrérie de Sainte Ana, avec six ou douze taureaux avec courroies et cordes pour joie du village, en arrivant à être généralisé dans les grands corridas à cheval, avec rejones, la provision d'un premier taureau pour qui soit trompé, humilié et mort par le village de à pie.

L'enthousiasme de la noblesse pour les corridas a été maintenu pendant le règne de Carlos II, mais à partir du siècle XVIII, quand la noblesse se desentendió du torero à cheval, à la suite de l'interdiction Felipe V appelées des fêtes des cornes (a aussi refusé de prendre part une voiture de foi organisée dans son nom al principe de son règne), on a imposé le protagoniste plebeyo dans torero à pied, à la nouveauté de la mort du taureau à des mains des gens plus vil et peu raffinée liés à l'approvisionnement de viande et aux boucheries, où ils ont développé leur modalité tauricida particulière jusqu'à former dans le siècle XVII des groupes manœuvres ou souteneurs pourvus de couches, qu'on a uni aux cavaliers pathétiques et impitoyables (varilargueros), pour courir (provoquer le harcèlement du taureau), doubler (lui faire donner des retours brusquement avec la tromperie), perforer et l'achever (desjarretar) aux taureaux fatigues qui soufrant la raconte avec ces bourreaux à cheval et les chiens de prisonnier.

En passant d'être la confrontation avec le taureau un entraînement sportif à une affaire lucrative qui a continué avec l'appui réel pour ériger dans la Puerta de Alcalá de Madrid la vieille place d'œuvre d'usine, faite don par Fernando VI à la Réelle Assemblée d'Hôpitaux, qui a été inauguré dans 1754.

À partir de la seconde moitié du siècle XVIII on destine des terres étendues pour pâtures, tandis que le matador de taureaux atteint de la réputation comme espada et on consomme la dictature taurine, en marge de la loi, avec la prolifération de places permanentes, au style des colisées Romaines, comme un cancer de la raison, avec la conséquente perversion et la vulgarisation des mauvaises coutumes et la perte de valeurs morales et sociales que les Espagnols illustrés ont essayé de corriger, sans succès, avec une législation plus humanitaire ment et socialement juste.

La conscience humanitaire illustrée et le despotisme taurin

À la fin du siècle XVIII, une initiative pour civiliser les coutumes du pays du comte Aranda, ministre du gouvernement illustré de Carlos III et président du Conseil de la Castille, a abouti la promulgation du Réel Ordre de du 23 mars de 1778, qui interdisait les corridas de taureaux avec la mise à mort dans tout le royaume, à l'exception de celles-là destinées à supporter, por vía de arbitrio, de certains frais utilité publique ou fins bénéfiques, étant celles-ci interdites aussi postérieurement par la pragmatique-sanction en force de la loi du 9 novembre de 1785, qui considérait son cessation ou suspension.

Finalement, par le décret du 7 septembre de 1786 on a consommé l'interdiction totale de toutes les fêtes, sans exception, y compris les corridas accordées à titre temporaire ou perpétuel à tout organisme comme las Maestranzas ou un autre quelqu'un corps.

Dans 1790, une autre Real Provisión de los señores del Consejo, déracinait, non seulement la version spectacle de la récemment inventée corrida moderne, mais toute célébration qu'aurait au taureau comme victime protagoniste, en vertu de laquelle on interdisait par point général l'abus de courir par les rues novillos et taureaux qu'on appelle de corde, ainsi de jour comme de nuit.

Dans 1805, un autre royal arrêté de Carlos IV réitérait l'abolition des corridas de taureaux en Espagne et ses territoires d'outre-mer, bien qu'on tolère quelques exceptions avec des fins bénéfiques. Interdiction qui a cessé d'être effective même avant l'arrivée de Fernando VII, le roi absolutiste que restaure le tribunal de l'inquisition (aboli dans 1808) et il donne son appui aux corridas, tandis qu'il supprime les libertés et la constitution de 1812.

En fermant les salles de classe de l'Université dans tout le royaume, en même temps que créa, dans 1830, la première école de tauromachie, avec siège dans la boucherie sévillane, qui serait fermé après la mort, dans 1834, sous la régence de María Cristina.

Le désir de la maffia taurine de renforcer son pouvoir et d'imposer son spectacle à tout prix à la population espagnole augmente le rythme de construction de cirques de mort tout au long du siècle XIX (en réponse à l'interdiction légale des corridas), dans la période duquel ils sont érigés et on augmente la capacité de la majorité de ceux qu'aujourd'hui ils sont en utilisation.

En provoquant la passionnée clameur littéraire de la poétisa espagnole Carolina Couronné (1823-1911) contre la profusion de cirques taurins, dans sa poésie Sur la construction de nouvelles places de taureaux en Espagne.

Pendant le siècle XIX on règle le massacre des taureaux en marge de la loi, en publiant dans 1836 la Tauromachie complète, tandis qu'on organise des spectacles lesquels prennent part des chiens et d'autres espèces animales, au plus pur style de l'ancien cirque romain, comme la confrontation qui a eu lieu à Madrid entre un taureau et un éléphant dans 1898.

La mort de milliers de chevaux, horriblement étripés, transforme les corridas de taureaux de véritables boucheries qui finissent en réduisant la population chevaline à la moitié dans le dernier tiers de la fin de siècle, ce qui motive l'introduction en 1928 du peto, un couvre-lit protecteur d'invention française, qui n'élimine pas la souffrance du cheval, mais évite de blesser la sensibilité des spectateurs qui tolèrent moins le sang.

Les éleveurs manipulent le comportement et la force du taureau en réduisant sa taille et en fabriquant un animal accommodé au moyen de croisements successifs pour leur adapter au cérémonial taurin moderne.

Pablo Iglesias (1850-1925), figure incontestée du Parti Socialiste (PSOE) depuis sa légalisation dans 1881, condamne publiquement les corridas de taureaux ; mais c'est son propre parti qui les légalise de nouveau en Espagne médiante par l'arrêté royal 176/1992, Juan Carlos I, qui, loin de standardiser la cruauté comme infraction comme il correspond à un gouvernement constitutionnel démocratique, établit les mesures pour favoriser la barbarie taurine en attention la tradition et l'utilisation culturelle de la festivité des taureau en spécifiant les caractéristiques et la taille des armes, légalement homologuées, que les bourreaux doivent employer pour torturer à leurs victimes, comme les banderilles; plus longues qu'il y a deux siècles, les banderilles noires (qui ont remplacé celles de feu avec des cartouches de poudre), pour terroriser au taureau apprivoisé qui ne collabore pas avec ses bourreaux, ainsi que la puya ou pique, l'épée ou l'estoque et la puntilla propre de la boucherie et l'arsenal taurin.

L'affaire taurine hors de l'Espagne : une question de vie et mort

Les corridas de taureaux en Amérique, la France et le Portugal ont traversé les mêmes vicissitudes qu'en Espagne, en décrétant interdictions civiles et ecclésiastiques qui, sauf quelques exceptions, n'ont pas été respectées, même s'elles contribuaient au développement d'un style différent de spectacle, également cruel, basé le tourment et la mort d'un animal sensible.

En France, l'entrée en vigueur de la loi Grammont en interdisant les corridas de taureaux le 2 juillet de 1850, n'a pas empêché l'introduction des corridas de mort au style espagnol, pour satisfaire à l'Imperatriz Espagnole, Eugenia de Montijo, qui est personnellement intervenu pour solliciter la suspension de l'interdiction qui affectait une série de corridas en Bayonne, programmées pour l'été de 1853, dans lesquelles sont morts 19 taureaux et 39 chevaux.

Malgré lequel, les corridas ont continué à être légalement interdites pendant cent années dans tout le territoire national, jusqu'à l'adoption, par le Conseil de la République, le 12 avril 1951, d'une proposition de loi en déclarant que la loi précédente no était applicable aux corridas de taureaux quand une tradition ininterrompue pouvait être invoque.

En craignant qu'une plus grande préoccupation pour les droits des animaux rend plus difficile de maintenir trompée à l'opinion public mondial, la maffia taurine il essaye désespérément d'exporter son spectacle absurde à tout pays sans aucune tradition taurine comme l'Egypte et la Russie, ou d'autres villes de la France comme Paris, où ils ont essayé d'organiser une corrida, en juin 2002; ou Carcassonne, où on a monté une corrida pour la première fois depuis 1954, après que le maire et la cour supérieure de justice feraient régner l'échappatoire légale dont il existe une tradition locale interrompue, une disposition qui exclut aux corridas taureaux et luttes de coqs des sanctions prévues actuellement pour le mal traitement d'animaux dans la loi française de protection des animaux de du 15 juillet 1976. Second une enquête française de 1993, 83% de la population est contre les corridas de taureaux, et seulement elles il soutient par un 11%

Corridas en France

Egalement dans le sud de la France des corridas ont lieu. Il s’agit de corridas espagnoles et de corridas locales. La saison tauromachique dure de février à fin octobre. Pendant les corridas espagnoles plus de 1000 taureaux par an sont tués.

L'industrie tauromachique espagnole est omniprésente dans le Sud de la France et les taureaux proviennent autant d’Espagne que de France. Le bastion de la corrida est la ville de Nîmes, où il y a aussi une ‘école’ de corrida. Il y a aussi des corridas dans d’autres villes comme par exemple Arles, Béziers, Bayonne et Carcassonne. Voici les différentes formes de corrida en France:


Au Portugal, où la cruauté et la souffrance des animaux est semblable au reste de la péninsule, malgré l'interdiction des corridas de mort au style espagnol en 1928, la tradition de tuer aux taureaux dans les places des villes frontalières avec l'Espagne continue dans des lieux comme Ville de Barrancos, où les autorités les ont permises pendant des décennies.

Paradoxalement, une nouvelle loi permettra à nouveau le massacre du taureau dans les rotations, dans les villes qui peuvent démontrer avoir maintenu ininterrompu ment la coutume de tuer des taureaux et d'avoir systématiquement négligé la loi pendant au moins cinquante années.

Les faux arguments utilitaristes en défense des traditions pour justifier la torture des taureaux ne justifient d'aucune manière aucun acte basé ce qui est supplicie gratuit de nouvelles espèces animales, mais l'abus systématique d'animaux de toute espèce finit en insensibilisant à l'opinion publique devant la souffrance animale, en permettant, par exemple, y compris des emprisonnements d'autruches en Aragon et dans populations comme Fuengirola, sans tenir compte des conséquences physiques, psychologiques, morales ou morales pour les victimes involontaires ou pour lesquelles ils prennent part de bon désir dans tout spectacle cruel et dégradant.

Si nous souhaitons arrêter la violence contre les animaux de toute espèce et commencer à construire une société basée le respect à la vie et des autres, nous devons avancer dans la direction la plus humanitaire d'autres pays de l'Union Européenne comme l'Allemagne, l'Italie ou le Royaume-Uni, et améliorer le statut des animaux en Espagne et d'autres pays comme le Portugal, la France, le Mexique, la Colombie, l'Équateur, le Pérou et le Venezuela, en condamnant sans palliatifs la torture de tout être vivant au niveau européen et international et en réformant l'article 632 du Code Pénal espagnol, qui est totalement inefficace pour prévoir les cas de cruauté avec les animaux, puisque seulement s'applique ou spectacles non autorises légalement, en cas qu'ont les maltraite c'est seulement puni comme une faute, avec une amende.

Réveiller la conscience publique

Les efforts continus des institutions à l'appui des corridas de taureaux et des festivités cruelles, dans lesquelles on torture des animaux de plusieurs espèces en Espagne démocratique, font face au rejet croissant d'une jeunesse plus critique qui cherche une relation plus sincère et harmonieuse avec les animaux et la nature, et à un avis public plus sceptique et disposé à interroger, non seulement la qualité et l'origine des aliments, mais aussi les divertissements les plus aberrants.

Ce qui permettrait la fin de la sangria nationale permanente et un plus grand progrès économique, social et culturel du pays en faisant réalité le rêve de déraciner les coutumes violentes, non-solidaires et cruelles, comme les corridas de taureaux, interdites il y a plus de deux siècles par nos ancêtres illustres comme une maladie sociale qui se montre, de multiples manières, en détruisant notre sensibilité et le sens moral et esthétique de d'autant qu'ils acceptent comme normal que les parties mutilées d'un animal herbivore pacifique servent de récompense à leurs bourreaux, et en favorisant y compris le machisme et la violence de ce type; puisque si on accepte qu'un être vivant puisse être torturé par profit et divertissement, aussi la condition humaine peut faire l'objet la même considération.

José Vargas Ponce, capitaine de frégate, membre et directeur de l'Académie royale de l'Histoire, et notable érudit, ami de ce qu'est principaux illustrés de l'époque, comme Jovellanos et Villanueva, a résumé sa Dissertation sur les corridas de taureaux, écrite dans 1807, tous les arguments anti-taurins du siècle XVIII, travail qui, regrettablement, n'a pas pénétré au-delà du limite cercle académique, étant inconnu dans les archives jusqu'à 1961, quand Julio Guillén Tato, un autre marin académique, a publié la Dissertation et une certaine documentation complémentaire, dans laquelle l'auteur condamne les diverses perversions qui se résument dans la corrida de taureaux :

Il sera possible que spectacle par tant de titres barbare, exposé et indecoroso, ait toléré des siècles et des siècles, sans le répugner, par les gens Espanola ?

Dans un autre paragraphe sur les effets pernicieux que ce spectacle produit dans le caractère collectif des Espagnols, il dit : Cela est dans le fonds l'objet de chaque corrida; ceci c'est qui représente et multiplie les scènes : férocité produite par l'homme, dommages et boucheries volontaires, dechados éternelles de cruauté et d'ingratitude, et sang purge versée et mélanges de sangs, et toujours du sang et davantage de sang. Donc si ceux-ci sont les exemples des taureaux, que peuvent-ils produire les taureaux ? Dureté du cœur, exil de la douce sensibilité et manières aussi impitoyables et cruelles comme le spectacle qui regardent.

Les corridas et les droits naturels aux êtres vivants

La signification historique des droits civils, la liberté d'expression et l'extension des droits naturels aux êtres humains et aux animaux, pour la première fois avec des critères purement humanitaires, est apparue d'une profonde réévaluation des valeurs morales et les priorités humaines qu'a permis d'interroger toute forme d'exploitation animale comme la domestication d'animaux, qui est un modèle pour la soumission sociale, tout comme la chasse, que historiquement il à représenté une affirmation de pouvoir et une virilité, et la vivisection qui, outre une atrocité scientifique, hypothèque notre santé, en nous faisant rehenes des critères mercantilistes de l'industrie pharmaceutique, qui ne conçoit pas la santé sans recours obligée aux médecines.

Pour faire face aux corridas de taureaux comme une coutume cruelle et institutionnalisée, il est avant nécessaire de comprendre la relation existante entre ce spectacle archaïque et la primitive échelle de valeurs de la culture carnivore dans laquelle il est soutenu, qui considère aux êtres humains et d'autres êtres vivants comme ennemis potentiels à auxquels il est possible de dominer ou de sojuzgar, en plus de consommer ses abats.

Puisqu'une forme d'exploitation justifie généralement l'autre, et toutes les deux ils appartiennent à une mythologie qui sépare aux animaux de notre niveau moral.

Joseph Ritson (1752-1803), disait dans 1802, dans son Essai moral sur l'abstinence, que la relation entre la consommation d'animaux et le comportement cruel et impitoyable de l'être humain, est un fait historiquement démontré.

Et qui l'origine des l'mauvais appelées sports barbares et insensibles des Anglais, comme les courses de chevaux, la chasse, le tir avec des fusils (armes à feu), le harcèlement avec des taureaux et des ours, les luttes de coqs, les combats professionnels de boxe, et autres tant, est dans la dépendance à la viande.

Le végétarisme comme base du progrès social et culturel

Les racines du mouvement végétarien, qui arriverait à être la base des campagnes pour les animaux et ses droits, ont leur origine dans les idéals de l'illustration et dont elles ont cru et ont combattu pour un monde plus juste pour les êtres humains et les animaux; intellectuels illustrés comme le comte d'Aranda (1719-98), diplomate et premier ministre de Carlos III, et Gaspar Melchor de Jovellanos (1744-1811), jurisconsulte, homme d'Etat et auteur, se caractérisé par son rejet frontal aux corridas de taureaux, en promouvant la culture, et l'amélioration du bien-être social et améliorer les coutumes.

Dont l'influence a été laissée sentir dans toute la génération des écrivains de du 98 qui, à l'exception de Valle-Inclán, se sont opposé aux corridas de taureaux.

Miguel d'Unamuno a transformé l'ancienne devise Pain et Jeux en Pain et Taureaux, en critiquant aux masses qui allaient aux corridas à la recherche d'un divertissement macabre et sanglant, tandis que Pío Baroja a exprimé sa préoccupation pour la souffrance des animaux.

Les livres de Tomas Payne (1737-1809), Sentido común et Los derechos del hombre leur influence a marqué le cours de l'histoire de l'humanité, et Joseph Ritson, celui qui croyait que les sacrifices rituels d'animaux ont permis que l'être humain commence à manger de la viande, ont représenté les idéals de l'illustration pour tous ceux-là qu'ils croyaient dans un nouveau concept universel de la justice pour les êtres humains et les animaux, en consignant les bases du mouvement végétarien international dont font partie des organisations comme l'Union Végétarienne Internationale (IVU) et diverses associations végétariennes internationales qui promeuvent un style de vie plus sain et solidaire, basé dans une alimentation d'origine végétale, qu'il rejette et il condamne le mal traitement des animaux et son exploitation pour la production d'aliments, que leur commercialisation et leur consommation ils empêchent l'adoption de mesures nécessaires, justes et responsables pour le bien-être les animaux, et du mouvement global pour la défense de ses droits, un groupe à celui qui appartiennent aussi plusieurs associations espagnoles comme Amnistie Animale, ADDA, ALA, ANPBA, ASANDA, ATEA, Droits pour les Animaux, OLGA, etc. que défendent les droits des animaux et ils condamnent la cruauté institutionnalisée des corridas, en canalisant l'indignation publique vers ces spectacles, comme dans la première marche anti-taurines du printemps de 1987 à la place des las Ventas de Madrid.

Protestations qui ne reçoivent pas toujours l'attention adéquate des moyens de communication par crainte à perdre les faveurs politiques et économiques des intérêts taurins et institutionnels qui les soutiennent.

Pour un futur sans divertissement sanglant

Le plus grand rejet de la société aux guerres et les spectacles cruels dans lesquels ils sont torturés et tuent les animaux par profit et divertissement, devrait produire une attitude moins tolérante avec la violence que souffrent les animaux et il dégrade à toute la société; toutefois, bien que quelques fêtes cruelles, comme le lancement d'une chèvre du clocher de l'église de Manganeses, ils ne son plus permis; d'autres, comme le Toro de la Vega, qui consiste à poursuivre à un taureau par le domaine jusqu'à le tuer avec une lance pour se contester ses testicules comme trophée, ils trouvent leur justification dans les corridas de taureaux et continuent avec le suffisant appui institutionnel, représenté par des intérêts taurins, qui ne permettent pas d'instruire à la société à évaluer également à toutes les victimes de la violence, en empêchant l'adoption et l'exécution d'une véritable loi étatique de protection animale, en accord avec une société démocratique évoluée qui respecte les intérêts de ceux qui sont plus vulnérables.

Si nous pouvons établir que nous sommes ce que nous mangeons et rejetons la violence en rapport avec la consommation de viande, nous devons aussi laisser vivre les autres.

Si notre aliments sont notre médecine, aussi peuvent nous permettre de redéfinir la signification de ce que nous appelons divertissement et obtenir nourrir l'esprit, ou l'âme, en apprenant à apprécier les aliments obtenus sans violence ni cruauté.

Si nous sommes réellement des êtres miséricordieux, chacun de nous nous devons faire partie de la solution et demander l'abolition des corridas de taureaux et de toute sa légende suprématiste qui fait une festivité de la douleur, en centrant nous efforts en pour affaiblir les fondations politiques et économiques qui font possible que subsiste un anachronisme de notre passé sanglant qui n'a pas lieu dans une société qui se auto-définit comme moderne, démocratique et solidaire.

Selon une enquête récente, 68% des Espagnols ne sont pas intéressé pour les corridas de taureaux, étant les jeunes et les femmes sont ceux qui le moins les soutiennent. Les catalans et les galiciens, avec 81 et 79%, respectivement, sont ceux qui sont moins intéressés. D'autres données reflètent que 82% des Espagnols n'ont jamais assisté à une corrida, tandis que 87% condamnent la souffrance animale dans les spectacles publics.

Francisco Martín | Président de l'Association Vegana Espagnole (AVE)
Source écrite par Francisco Martín (espagnol)
 

Dans l’Union Européenne

Comment chaque famille britannique paye pour conserver vivante la barbarie de la tauromachie



Santanero le taureau de combat est tombé à ses genoux. Le sang a versé de sa bouche, mettant en commun dans la poussière. Les blessures de coup méchantes ont marqué son coffre et chaque souffle lui a seulement causé plus d'agonie.

Le taureau était proche de la mort mais refusé de mourir. Il a regardé fixement d'un air provoquant son adversaire, Javier Cortes. Il s'est lentement soulevé outre de la terre et a disposé à charger le matador une fois finale.

Javier a ri et taunted le taureau avec son cap pendant que l'animal trébuchait en avant. C'était la pièce Javier aimé surtout, un moment où on permet à un matador de pratiquer son « art » en plongeant une épée profondément dans le coeur du taureau avant de le tordre brutalement sous forme de croix. 

À la mort : Railleries de Javier Cortes sa proie à Madrid
Le matador était déjà descendu sa 2ft longue épée trois fois dans le corps de Santanero. Le taureau également avait été poignardé huit fois avec les couteaux barbelés et ses poumons avaient été perforés avec des lances par les hommes à cheval - mais l'animal refusait toujours de mourir.

La foule a attendu avec le souffle chipé coup de grâce du matador. Mais d'autre part, juste comme il était porté en équilibre pour poignarder Santanero, une voix minuscule m'a sonné dehors par derrière dans le bullring de Las Ventas de Madrid.

« Laisser le taureau seul ! » a crié une fille américaine âgée de cinq ans qui avait été portée à la corrida par ses parents. « Pourquoi le blessez-vous ? Vous êtes si cruel ! » Elle a embouti ses pieds et a crié encore plus fort pendant que la foule la regardait dans le choc. En ce qui concerne ils, la fille avait dérangé un artiste au travail.

Ses réclamations étaient sans valeur. Le matador a plongé son épée dans le dos du cou de Santanero et puis a répété la poussée deux fois davantage. L'animal a beuglé en douleur avant la chute sur son haleter latéral. Il était de finition.

Tous que restée maintenant était l'indignité finale à livrer par un homme dans un costume bleu et rose ont couvert dans les sequins. Il sauntered plus d'et a découpé en tranches outre des oreilles et de la queue de Santanero avant la possession elles en haut dans l'hommage à la foule.

Une telle brutalité choquante est, naturellement, bien connue dans les bullrings de l'Espagne. Mais ce qui n'est pas connu est que notre argent est employé pour financer cet abattage rituel. Pour moi peux indiquer que l'Union européenne est la dépense £30million par année pour soutenir les corridas espagnoles, que cette année tuera au moins 40.000 taureaux.

L'UE a même rénové des bullrings et est faite pression sur par l'Espagnol dans identifier la tauromachie en tant que représentation de l'acquis culturel de l'Europe. Un tel mouvement le rendrait pratiquement impossible à proscrire et en effet le prêterait un placage de respectabilité aux yeux du monde.

« Nous avions essayé d'arrêter l'UE de subventionner des corridas espagnoles, mais jusqu'ici sans succès, » dit la paroisse de Neil, le MPE conservateur et le Président de la commission de l'agriculture du Parlement européen. 

Manuel Jésus « EL Cid » exécute un passage à un taureau pendant la cinquième corrida du festival de San Fermin à Pamplona hier

De l'argent « de contribuables britanniques » ne devrait pas être employé pour soutenir la tauromachie. C'est un spectacle répugnant. Je voudrais voir qu'il a interdit mais si nous ne pouvons pas faire qu'alors le moindre l'UE devrait faire est cesser de la subventionner. '

Des subventions sont reçues par deux itinéraires principaux, tous les deux cachés dans la bureaucratie de la complexité bizantine. L'itinéraire principal est par l'arrangement « de paiement simple de la ferme » de la politique agricole commune présenté en 2005. Ceci a remplacé le système précédent, attaché à la production alimentaire, qui a créé les montagnes infâmes de beurre.

Le nouveau système fonctionne à côté de payer à des propriétaires fonciers des honoraires - ou paiement simple de ferme - cultiver la terre de n'importe quelle façon qu'elles choisissent. C'est une manière d'amplifier des revenus agricoles sans nourriture surproduisante.

En Grande-Bretagne, par exemple, il peut encourager des fermiers à cultiver le blé et l'orge organiques. En Espagne, les subventions ont été dirigées dans l'élevage des taureaux de combat.

En moyenne, chaque sélectionneur de taureau de combat reçoit au sujet de £185 par animal par an. En effet, le fermier reçoit des subventions d'UE pendant quatre à cinq années pour chaque animal tandis qu'elles sont élevées à l'âge de combat.

Etant donné les 40.000 taureaux mourir dans des corridas espagnoles chaque année, tout le paquet de soutien d'UE pour la tauromachie s'est jusqu'ici élevé à plus que £100 million.

Mais c'est seulement une partie de l'histoire. Les aides d'UE également construisent et rénovent les bullrings espagnols. Dans les villes du Haro la province de Rioja et à Toro à Zamora, l'UE est si fier de son appui qu'elle a même érigé les signes énormes en dehors des bullrings accentuant sa contribution.

Les militants croient que c'est juste le bout d'un iceberg. Ils sont concernés qu'une proportion significative du paquet agricole de soutien de l'UE assigné vers l'Espagne - actuellement £5.6billion par an - est siphonnée pour soutenir fiestas de tauromachie et des « de sang » - où une série d'animaux, y compris des poulets et des vaches, sont également abattus dans des rituels locaux. 

Barbare : Le toréador David Fandila « EL Fandi » conduit des « banderillas » dans un taureau au festival de San Fermin hier

Des autres ressources sont le programme de développement rural de l'UE. Presque £600million est donné en Espagne pour dépenser pendant qu'il voit l'ajustement. Ceci filtre vers le bas aux villes et aux villages où les maires et les honorables peuvent amplifier leur popularité en rénovant des bullrings et la pose sur les fiestas de sang.

« Les organisateurs des corridas en Espagne m'ont dit qu'ils aiment l'UE parce qu'ils reçoivent maintenant assez de subventions pour tuer 15 ou 16 animaux dans une fiesta plutôt que l'un ou deux traditionnel, » dit Moore élégant, militant veteran pour le combat de groupe d'assistance sociale contre la cruauté animale en Europe.

L'UE soutient la torture à la mort des taureaux dans le bullring et innombrable d'autres animaux dans le village « fiestas de sang ». Je le trouve absolument répugnant qu'une proportion de mon impôt va soutenir l'abus animal.

« Elle fait une moquerie des propres lois de bien-être des animaux de l'UE et elle doit s'arrêter. »

Peut-être l'aide financière de l'UE pour la tauromachie n'est pas étonnante. Le président portugais du Commission européen Jose Manuel Barroso est un défenseur vif. Il a retourné l'interdiction de 76 ans du Portugal de la « tauromachie de la mort » quand il était le premier ministre du pays. Et le Président français Nicolas Sarkozy est connu pour soutenir le bloodsport.

Pour sa part, les réclamations de Commission européen il est impuissant pour arrêter son argent étant employé pour soutenir la tauromachie. « Ce n'est pas notre souhait ou l'intention pour que notre argent aille n'importe où près de la tauromachie, » indique le porte-parole du Commission européen pour l'agriculture et le développement rural.

« Nous ne pardonnons pas l'utilisation de l'argent d'UE de soutenir la tauromachie, mais nous ne pouvons pas l'arrêter. Elle est en dehors de notre compétence légale à faire ainsi. »

Le jour après que j'aie observé Santanero mourir, j'ai été pris par le Comité européen d'Anti-Tauromachie pour visiter la ferme où il a été élevé.

La ferme de Cortijo Wellington, qui se trouve juste en dehors de Madrid, reçoit plus que £120,000 par an dans des subventions d'UE pour multiplier des taureaux de combat pour l'anneau. Toujours, pour le fermier Domingo Gonzales, l'argent « n'est pas assez ».

Les « taureaux de combat sont chers de s'élever, » il dit. Les « gens ne comprennent pas combien cela coûte de produire les plus bons taureaux du combat du pays. Je suis fier de eux. »

Un regard rapide à travers sa ferme de 1.700 acres avec 700 taureaux prie-t-ils la question, pourquoi sont-ils si chers de s'élever ? Les taureaux sont en grande partie laissés pour défendre pour eux-mêmes dans les pâturages abondants.

Les bâtiments de ferme sont décrépits. La poignée d'ouvriers marocains dorment dans les annexes rugueuses attachées à la ferme délicieuse du finca-modèle du fermier. Elle semble que le seul article cher est son camion de collecte de luxe.

M. Gonzales se voit en tant que philanthrope aussi bien qu'un homme d'affaires. Il vend - ou donne de temps en temps - des « taureaux de bébé » aux fiestas locales.

« J'élève les taureaux âgés de deux ans pour les enfants dans les villages locaux, » il dit. « En quelques semaines il y aura un festival spécial pour les enfants. Ils joueront et combattront avec les taureaux. Ils les chassent par les rues et tirent leurs queues et oreilles. Ils finissent en les poignardant avec de petits épées et couteaux. Les enfants aiment faire cela. »

Est-ce que ce ne pourrait pas être cruel, j'ai demandé ? Il a brillé à moi. Les « animaux ne sentent pas la douleur, » il a dit. Le « est combat pour ce qu'ils sont. Si nous ne les multipliions pas et ne combattions pas, ils n'existeraient pas. »

Tristement, de telles fiestas de sang sont communes dans l'ensemble de l'Espagne - bien plus fréquente que des corridas - et impliquent les décès cruelles des centaines de milliers d'animaux.

Une fiesta préférée « sport » implique d'accrocher des poulets upside-down par leurs pieds sur les lignes de lavage. Les townsfolk montent alors dessous et retirent leurs têtes pour gagner des prix.

Un autre implique de placer des poulets dans des boîtes de leurs têtes poussant hors du dessus. Les hommes et les garçons locaux alors essayent et coupent autant de têtes au loin comme possibles tandis que bandés les yeux.

D'autres fiestas impliquent des « jeux » dans quelles vaches sont chassées dans la mer où elles se noient. D'autres sont également barbares, comme les festivals infâmes de « taureau-feu ». Dans ces derniers, des boules brûlantes de la cire et la paraffine sont fixées aux klaxons de taureau et l'animal terrifié est alors chassé par les rues. Il y a au moins 10.000 fiestas de taureau-feu chaque année dans seule la province de Valence.

Inutile de dire, plusieurs des animaux brûlent à la mort. Et pratiquement tous les animaux auront été élevés avec l'aide des subventions d'UE.

Ces fiestas terrifiantes de sang font des corridas comme ceux que j'étais témoin au stade de Las Ventas de Madrid semble relativement civilisé. Mais même ici les aspects peuvent être trompeurs. Des taureaux sont soignés pour les affaiblir avant qu'ils obtiennent n'importe où près de l'anneau.

Une tactique commune est de leur gaver 3lb des sels d'Epsom pour induire la diarrhée et la déshydratation. Les animaux sont alors forcés de manger le sel pour causer des spasmes et des crampes de muscle une fois qu'ils entrent dans le bullring.

Un autre tour est de raser outre de trois ou quatre pouces principaux des klaxons de taureau. Ceci s'assure qu'il ne peut infliger aucun dommages significatifs sur un matador mais, d'une manière primordiale, il change son sens de l'espace et de l'équilibre.

Pour rendre le combat bien plus inégal, les taureaux sont souvent dopés pour ralentir leurs réactions.

Et si tout qui n'était pas assez, les hommes perforent à cheval les poumons du taureau avec des lances dès qu'il écrira l'anneau. Aussi bien que causer l'immense douleur, il s'assure que les poumons du taureau remplissent de sang et démarrent le suffoquer. Les matadors sont rarement, si jamais, ont mis en danger.

La barbarie de la tauromachie est évidente et les Espagnols commencent graduellement à l'éviter. Les sondages d'opinion récents indiquent que cela seulement environ un quart d'Espagnols sont intéressé par la tauromachie, avec seulement huit pour cent assistant activement à des combats.

La tauromachie semble également être une issue de générations, avec des personnes plus âgées la soutenant et des jeunes s'opposant à elle. Ceci est reflété dans l'assistance aux combats.

À la corrida de Las Ventas que je me suis occupé - le plus célèbre dans le pays - de la foule étaient seulement environ 5.000 (la capacité du stade est environ 22.500). La majeure partie de la foule a regardé plus de 45. Pratiquement tous les jeunes étaient des touristes, ravis peut-être, par le « romance » de la tauromachie propagé par les contes d'Ernest Hemingway de l'Espagne pré révolutionnaire.

Ainsi peut-être la petite fille qui a crié chez le matador pour épargner le taureau représente le futur. Pour les taureaux de l'Espagne - et la réputation et l'honneur du pays - espérons ainsi.

En attendant, vous et moi devez se rappeler que, par l'UE, nous subventionnons ce soi-disant « sport ».

Danny Penman Last, mis à jour le 12 juillet 2008
Télécharger (Ang)source: www.dailymail.co.uk



 

Une triste réalité qui fait de l'animal un
simple objet de commerce et divertissement

Corridas de toros, el arte del engaño


« No hay nada tan patético como una multitud de espectadores inmóviles presenciando con indiferencia o entusiasmo el enfrentamiento desigual entre un noble toro y una cuadrilla de matones desequilibrados destrozando a un animal inocente que no entiende la razón de su dolor… Un baño de sangre anual de mil millones de euros »

Crueldad y decepción

Las corridas de toros son un espectáculo bochornoso en tres actos, de unos veinte minutos de duración, que escenifica la falsa superioridad y la fascinación enfermiza con la sangre y la carne de la que se alimentan, contra toda lógica ética y dietética, quienes creen tener un derecho divino a disponer a su antojo de la vida de otros seres sensibles, llegando incluso a justificar y trivializar la muerte del toro como arte y diversión; un comportamiento patológico que nace de una incapacidad para afrontar el dolor de las víctimas y una morbosidad irrefrenable ante la posibilidad de ser testigo directo de alguna cornada, o de la muerte del matador; un riesgo fortuito, infrecuente (un torero por cada 40.000 toros sacrificados), y sobre todo evitable que, sin embargo, incrementa el carácter macabro de la corrida.

Una caridad cruel e insolidaria

Igual que los carniceros y las guerras, las corridas de toros tienen mala imagen, y no es fácil presentar la muerte como arte, comida o libertad. Pero si el requisito para un festín es la matanza de un animal, y los tiros son los precursores de la libertad, quienes se lucran fomentando la diversión a costa de la vida animal también necesitan justificar y enfocar la atención de los consumidores y usuarios en la supuesta utilidad de sus productos y servicios apoyando obras de interés social; por ejemplo, a través de una corrida de beneficencia, un acto aberrante e insolidario que, sin embargo, puede servir de reclamo al tranquilizar algunas conciencias, sobre todo si el baño de sangre beneficia supuestamente a un asilo de ancianos, las hermanitas de los pobres, una asociación que defiende a los discapacitados como la Fundación Padre Arrupe, o instituciones como la Asociación Española Contra el Cáncer o la Cruz Roja, que también entró a formar parte del negocio taurino con la explotación del servicio de alquiler de almohadillas en la plaza de Sevilla.

La destrucción de cualquier vida, supuestamente en beneficio de los demás, es éticamente inaceptable; pero esto no impidió a las monjas de la Hermandad del Santo Cristo del Consuelo y Nuestra Señora de los Desamparados celebrar el año pasado en Ciudad Real una novillada o « festival taurino-religioso », incumpliendo el artículo 2.418 del catecismo, donde se dice que hacer sufrir a los animales va contra la dignidad humana.

Otro ejemplo pintoresco, impropio de una sociedad democrática y civilizada, que no guarda relación con una actitud solidaria y humanitaria hacia los discapacitados y los animales, tuvo lugar en Alcuéscar, Cáceres, donde el alcalde construyó con dinero público una rampa y una zona especial para que 80 espectadores en sillas de ruedas pudieran ser testigos de un linchamiento repugnante de animales físicamente sanos.

La Diputación de Málaga también se ha sumado a este inusitado interés taurino por los discapacitados físicos, aportando dinero público para que la plaza de La Malagueta sea la primera del país en instalar un ascensor para minusválidos, que previamente eran trasladados en brazos por los empleados, habilitando el ruedo para todos los públicos, con la creación de rampas de acceso a la plaza y una barandilla para sujetar las sillas de ruedas.

Las administraciones públicas, propietarias del 65% de las más de trescientas plazas de toros españolas, a pesar de las quejas de la inmensa mayoría de los contribuyentes que no desean apoyar con sus impuestos esta barbarie nacional que los intereses taurinos tratan desesperadamente de mantener e incentivar, siguen exigiendo un mayor número de corridas en los pliegos de adjudicación de los concursos taurinos; una carnicería anual, estéticamente impresentable que, con más de mil representaciones escenificando la masacre de un pacífico animal herbívoro que acaba en el desolladero, amenaza con ahogar con sangre, incluso, el interés de sus más fieles e incondicionales cómplices, ética y físicamente discapacitados, de una cobardía que a todos envilece.

Una siniestra farsa impuesta como fiesta nacional

Detrás de la barrera que les aisla de la sangre, los aficionados y curiosos, adictos a la muerte y al dolor ajeno, se jactan de alimentar un biocidio aberrante y estéril con la compra de abonos que les permiten ver hasta la saciedad un espectáculo nauseabundo en el que se torturan, uno tras otro, miles de veces, seis magníficos animales, condicionados desde el nacimiento para representar, junto con el caballo, el papel más funesto de un fatídico guión, dividido en tres « suertes », en las que unos siniestros mercenarios muestran su desprecio a la vida, acosando y « castigando » a un noble toro, manipulado y traicionado, con arpones y picas afiladas, hasta que muere, asfixiado o ahogado en su propia sangre con los pulmones destrozados por la espada del matador, o apuntillado con un puñal con el que intentan seccionarle la médula espinal.

Pudiendo haber sido sometido, según estudios veterinarios, a toda clase de mortificaciones fraudulentas, incluyendo, además del afeitado (del cual, según el artículo 47.2 del reglamento de 1996, son supuestamente responsables los ganaderos), el suministro de fármacos y purgantes, que actúan como hipnotizantes y tranquilizantes, pudiendo producir falta de coordinación del aparato locomotor y defectos de la visión antes de comenzar la farsa taurina y ser descuartizado por los picadores, que le clavan el hierro de la puya en el morrillo, abriendo, a modo de palanca, un tremendo agujero con la cruceta, cortando y destrozando los tendones, ligamentos y músculos de la nuca para obligarle a bajar la cabeza y poderle matar más fácilmente.

Continuando con el suplicio de las banderillas; tres pares de arpones de acero cortante y punzante (llamadas también « alegradores »), que le rompen la cerviz, quitándole fuerza y vitalidad, antes de ser estoqueado por los sicarios de la espada y el puñal; una labor premiada con las orejas, rabos y patas arrancadas de sus víctimas, incluso antes de su muerte, como trofeos que testifican el grado de deshumanización de sus cobardes verdugos y quienes les alientan con el griterío inconsciente o un silencio cómplice.

Las corridas de toros, además de carecer de sentido ético y apoyo social, fomentan el desprecio hacia los animales y la insolidaridad entre los ciudadanos, acostumbrados a permanecer impasibles ante el linchamiento de un ser vivo.

No siendo tampoco un espectáculo que cuente con el apoyo incondicional de sus más fervientes aficionados que protestan contra « la invalidez de los pseudotoros » y el incumplimiento reiterado de las normas que regulan la tortura del animal, cada vez más debilitado y « falto de casta », que sufre la dolorosa indignidad del afeitado, una práctica que implica el corte de un trozo de pitón, dentro del mueco donde se le inmoviliza, sufriendo el llamado lumbago traumático, y destrozándose los músculos y tendones al luchar desesperadamente por librarse del yugo que sujeta su cabeza, saliendo desvencijado en el cajón hacia los corrales de la plaza, a donde llega tullido y sin fuerzas para afrontar los desgarradores puyazos que le inflinge el picador.

Un vergonzoso fraude, tolerado y muy extendido, según los propios taurinos, que debería bastar para condenar y aislar públicamente a los matones que han impuesto, con el beneplácito institucional de sus vasallos políticos, este sucio negocio como emblema de la España negra y « fiesta nacional ».

El « arte de matar »: como modelo educativo, religioso y cultural

Aunque haya disminuido el apoyo popular a las corridas de toros, el fin de las fiestas crueles dependerá del grado de respaldo de los medios de comunicación, de los intereses económicos y de las instituciones públicas y religiosas que tradicionalmente las han justificado y mantenido, política y materialmente, a cambio de vender su alma al diablo o al mejor postor, permitiendo la implantación del « status quo » taurino y la pérdida de valores éticos y religiosos del modelo egoísta de sociedad actual, intolerante y cruel, que se manifiesta a través de las retransmisiones taurinas, la violencia deportiva y doméstica y la telebasura en general, con el silencio cómplice, egoísta o ignorante de los votantes que legitiman activa o pasivamente la violencia institucionalizada sin comprender el origen de los conflictos sociales y las guerras locales y transnacionales que condicionan e hipotecan el presente y el futuro de la humanidad.

El fomento de la crueldad y el desprecio a la vida llega incluso a redefinir y condicionar el comportamiento y la identidad cultural de los aficionados a la sangre, a través de nuevos videojuegos como « Torero, arte y pasión en la arena », con una opción, presentada por un conocido torero, que enseña a dos jugadores las técnicas más refinadas para torturar y matar a sus víctimas virtuales o potenciales.

Al igual que los esfuerzos, claramente tendenciosos para presentar una corrida de toros simbólicamente, con descaro o sutileza, como una expresión artística fascinante y respetable, a través del cine o del teatro, en obras como « Carmen » y « Don Juan en los ruedos », de Salvador Távora, que llenan los escenarios de sangre real, vertida para satisfacer el morbo de los espectadores, o la película « Hable con ella », del director Pedro Almodóvar, quien organizó corridas de muerte en Madrid y Guadalajara, que costaron la vida a varios toros, destruyendo la magia incruenta del cine para manchar de sangre a los espectadores y hacerles cómplices involuntarios de una atrocidad éticamente incomprensible e injustificable.

Uno de los factores que contribuyen a mantener y fomentar las corridas de toros es el aporte de dinero público de las instituciones locales y regionales a las escuelas taurinas, que surgieron junto a los antiguos mataderos municipales, donde se entrena a niños de doce y catorce años en « el arte de matar », mediante competiciones y prácticas con terneros y vacas, que sufren atroces heridas e incluso, como en la escuela taurina de Madrid, mutilaciones de las orejas y el rabo antes de morir.

Barbaridades que forman parte del ritual tauricida de las corridas, apoyadas y justificadas por representantes taurinos de la cultura, como el escritor y catedrático de ética de la Universidad Complutense de Madrid, defensor de las corridas de toros y de las víctimas del terrorismo, Fernando Savater, quien se jacta de que « las barbaridades a veces también tienen su mérito, su estética y su ética », justificando demagógicamente la crueldad por no ser, según él, « el objetivo de la diversión, sino un ingrediente necesario ».

El gobierno de Andalucía, que también apoya las corridas de toros, justifica las escuelas taurinas que subvenciona haciendo una lectura parcial de los artículos 35 y 46 de la Constitución Española, que tratan del derecho al trabajo y la libre elección de un empleo o una profesión, así como el fomento y conservación del patrimonio cultural español, sin tener en cuenta el artículo 14, que trata del derecho a la vida, sin miedo a la tortura y a un trato inhumano y degradante, que convenientemente no se aplica a los toros y caballos víctimas de las corridas.

Otros factores económicos que contribuyen a mantener las corridas son la asistencia, nada grata, del turista ocasional que apoya, a menudo involuntariamente, el morboso espectáculo y la diversificación económica de los ruedos.

Asimismo, mientras algunos ganaderos se benefician de la ayuda económica de la Unión Europea, destinada a la producción de carne, otras subvenciones públicas permiten la celebración de corridas de toros en pueblos y ciudades que carecen de medios económicos para organizarlas por su cuenta.

La venta de carne de los animales sacrificados a los gourmets taurinos, que ignoran o desean ignorar la importante liberación de toxinas producida por el estrés de las víctimas y las enfermedades habituales relacionadas con su consumo, como tuberculosis, nefritis y parasitosis hepática, también contribuye a hacer más rentable la masacre taurina.

A pesar de la falta de apoyo público por los espectáculos crueles de las últimas estadísticas, coincidiendo con el auge del vegetarianismo/veganismo y la búsqueda de valores espirituales basados en el respeto a la vida; sin absurdas excepciones antropocéntricas o religiosas, la mafia taurina, que nunca en su macabra historia ha querido saber de leyes de protección animal (incompatibles con su actividad tauricida, destructora de hombres y caballos), trata desesperadamente de retrasar el inevitable fin de una sangrienta dictadura que extiende sus tentáculos por los satélites taurinos de Europa, América y otros feudos potenciales, imponiendo un espectáculo denigrante y remodelando o proyectando nuevos centros de tortura multiuso, con cubierta o techo retráctil, para subvencionar y equiparar el martirio de animales con otros espectáculos musicales y artísticos más lucrativos, como el centro multimillonario de la ciudad de Burgos, previsto para el 2004.

Una perspectiva histórica

Aunque las corridas de toros sean un espectáculo singular y vergonzosamente español, su origen se remonta a los sangrientos juegos romanos y las crueles venationes en las que se mataban miles de animales para divertir a un público sediento de sangre y fuertes emociones.

Según cuenta Plinio el Viejo, en su Historia Natural, Julio César introdujo en los juegos circenses la lucha entre el toro y el matador armado con espada y escudo, además de la « corrida » de un toro a quien el caballero desmontando derribaba sujetándolo por los cuernos. Otra figura de aquella época, según Ovidio, fue el llamado Karpóforo, que obligaba al toro a embestir utilizando un pañuelo rojo.

El sacrificio de toros también se incluía entre los ritos y costumbres que los romanos introdujeron en Hispania.

En Creta, además del relato de la mitología griega que cuenta las aventuras de Ariadna, hija del rey Minos, y Teseo, que mató al Minotauro, hay constancia de la celebración de juegos en la plaza de Cnossos, en cuyo palacio, conocido por el Laberinto, pueden verse frescos que muestran a hombres y mujeres en escenas de tauromaquia, guiados quizá por los mismos mitos y la ignorancia insensata que permite caracterizar a un pacífico animal como un monstruo o enemigo virtual, convirtiéndole en víctima real de nuestro fracaso evolutivo como seres humanos, para poder traficar con la vida y el dolor de cuantos carecen arbitriamente de nuestros inmerecidos privilegios.

El acoso y la matanza de toros en España como ritual de diversión

La primera referencia histórica de una corrida data de 1080, como parte del programa de festejos de la boda del infante Sancho de Estrada, en Ávila.

Existiendo una conexión psicológica entre la corrida y estas celebraciones por la simbología ritual libidinosa imaginaria entre toro y torero, o entre lo masculino y lo femenino, con ramificaciones en el folklore y las fiestas populares, así como la relación libidinal entre el público y el torero, y otros elementos menos visibles que manifiestan todo un espectro de deseos, traumas y pasiones malsanas y enfermizas.

Aunque varios escritores apuntan que el Cid Campeador, Rodrigo Díaz de Vivar, fue el primer caballero español que alanceó toros, según Plinio, la práctica la introdujo Julio César, atacando él mismo con una pica a los toros a caballo.

Una costumbre que los moros consideraban menos peligrosa que los torneos entre cristianos, que les preparaban para las batallas en las que los hombres se mataban del mismo modo.

Durante la Edad Media la corrida de toros se desarrolla y es monopolizada gradualmente por la nobleza que, influenciada por la galantería y el mal ejemplo de los reyes, como sucede en España en la actualidad, se disputaba la notoriedad pública, las atenciones de las damas y el respeto de los demás, exhibiendo su « valor » y gallardía, acosando y alanceando toros, considerados como enemigos totémicos de gran poder defensivo.

La reina Isabel la Católica rechazó las corridas de toros, pero no las prohibió, mientras que el emperador Carlos V se distinguió por su afición y mató un toro de una lanzada en Valladolid para celebrar el nacimiento de su hijo Felipe II, en cuyo reinado se promulgaron las primeras condenas eclesiásticas.

La complicidad del poder y la iglesia con las corridas de toros

En 1565 un concilio en Toledo para el remedio de los abusos del reino, declaró las funciones de toros « muy desagradables a Dios », y en 1567 el Papa Pío V promulgó la bula De Salutis Gregis Dominici, pidiendo la abolición de las corridas en todos los reinos cristianos, amenazando con la excomunión a quienes las apoyaban, pero su sucesor Gregorio XIII modera el rigor de la bula de San Pío V, conforme al deseo de Felipe II de levantar la excomunión.

En 1585, Sixto V vuelve a poner en vigor la condenación, que a su vez es cancelada en 1596 por Clemente VIII. Felipe III renovó y perfeccionó la plaza mayor de Madrid en 1619, con capacidad para casi sesenta mil participantes, y Felipe IV, además de alancear toros y matar uno de un arcabuzazo en la Huerta de la Priora, estoqueó a muerte a más de cuatrocientos jabalíes.

Durante los siglos XVI y XVII, en España y el sur de Francia ya se practicaba la suelta de vaquillas y toros por calles y plazas, y otros festejos como los toros de fuego y los toros embolados, ensogados o enmaromados, comparables en crueldad con el espectáculo aristocrático de la corrida en el que el caballero tenía un papel preponderante en el acoso y muerte del toro, que también sufría las mil provocaciones que le causaban los peones desde los burladeros o caponeras, los arpones que la chusma le clavaban y los arañazos de algunos gatos introducidos en algún tonel que el toro desbarataba.

En Sevilla, se documenta una corrida, a cargo de la cofradía de Santa Ana, con « seis o doce toros con cinteros y sogas para regocijo del pueblo », llegando a generalizarse en las grandes corridas a caballo, con rejones, la provisión de un primer toro « para que sea burlado, humillado y muerto por el pueblo de a pie ».

El entusiasmo de la nobleza por las corridas se mantuvo durante el reinado de Carlos II, pero a partir del siglo XVIII, cuando la nobleza se desentendió del toreo a caballo, a raíz de la prohibición de Felipe V de las llamadas « fiestas de los cuernos » (también rehusó participar en un auto de fe organizado en su nombre al principio de su reinado), se impuso el protagonismo plebeyo en el toreo a pie, con la novedad de la muerte del toro a manos de la gente más vil y poco refinada vinculada con el abasto de carne y los mataderos, donde desarrollaron su particular modalidad tauricida hasta formar en el siglo XVII cuadrillas de peones o chulos provistos de capas, que se unieron a los patéticos y despiadados jinetes (varilargueros), para correr (provocar el acoso del toro), doblar (hacerle dar vueltas bruscamente con el engaño), pinchar y rematar (desjarretar) a los toros agotados que rehuían el doloroso encuentro con sus verdugos a caballo y los perros de presa.

Pasando de ser el enfrentamiento con el toro un entrenamiento « deportivo » a un negocio lucrativo que siguió contando con el apoyo real para erigir en la Puerta de Alcalá de Madrid la vieja plaza de obra de fábrica, donada por Fernando VI a la Real Junta de Hospitales, que fue inaugurada en 1754.

A partir de la segunda mitad del siglo XVIII se destinan extensas tierras para pastos, mientras el matador de toros alcanza renombre como espada y se consuma la dictadura taurina, al margen de la ley, con la proliferación de plazas permanentes, al estilo de los coliseos romanos, como un cáncer de la razón, con la consiguiente perversión y vulgarización de las malas costumbres y la pérdida de valores éticos y sociales que los españoles ilustrados trataron de corregir, sin éxito, con una legislación más humanitaria y socialmente acertada.

La conciencia humanitaria ilustrada y el despotismo taurino

A finales del siglo XVIII, una iniciativa para civilizar las costumbres del país del conde de Aranda, ministro del gobierno ilustrado de Carlos III y presidente del Consejo de Castilla, desembocó en la promulgación de la Real Orden de 23 de marzo de 1778, que prohibía las corridas de toros de muerte en todo el reino, con excepción de aquéllas destinadas a sufragar, « por vía de arbitrio », algún gasto de utilidad pública o fines benéficos, siendo éstas prohibidas también posteriormente por la « pragmática-sanción en fuerza de ley » de 9 de noviembre de 1785, que contemplaba su cesación o suspensión.

Finalmente, por el decreto de 7 de septiembre de 1786 se consumó la total prohibición de todos los festejos, sin excepciones, incluidas las corridas concedidas con carácter temporal o perpetuo a cualquier organismo como « las Maestranzas u otro cualquiera cuerpo ».

En 1790, otra « Real Provisión de los señores del Consejo », erradicaba, no sólo la versión espectáculo de la recién inventada « corrida moderna », sino cualquier celebración que tuviera al toro como víctima protagonista, en virtud de la cual se prohibía « por punto general el abuso de correr por las calles novillos y toros que llaman de cuerda, así de día como de noche ».

En 1805, otro real decreto de Carlos IV reiteraba la abolición de las corridas de toros en España y sus territorios de ultramar, aunque se toleraban algunas excepciones con fines benéficos. Prohibición que dejó de ser efectiva incluso antes de la llegada de Fernando VII, el rey absolutista que restaura el tribunal de la inquisición (abolido en 1808) y da su apoyo a las corridas, mientras suprime las libertades y la constitución de 1812. Cerrando las aulas de la Universidad en todo el reino, al mismo tiempo que crea, en 1830, la primera escuela de tauromaquia, con sede en el matadero sevillano, que sería cerrada tras su muerte, en 1834, bajo la regencia de María Cristina.

El deseo de la mafia taurina de afianzar su poder e imponer su espectáculo a toda costa a la población española incrementa el ritmo de construcción de circos de muerte a lo largo del siglo XIX (en respuesta a la prohibición legal de las corridas), en cuyo período se erigen y se aumenta la capacidad de la mayoría de los que hoy están en uso.

Provocando el apasionado clamor literario de la poetisa española Carolina Coronado (1823-1911) contra la profusión de circos taurinos, en su poesía Sobre la construcción de nuevas plazas de toros en España.

Durante el siglo XIX se regula la matanza de los toros al margen de la ley, publicándose en 1836 la Tauromaquia completa, mientras se organizan espectáculos en los que participan perros y otras especies animales, al más puro estilo del antiguo circo romano, como el enfrentamiento que tuvo lugar en Madrid entre un toro y un elefante en 1898.

La muerte de miles de caballos, horriblemente destripados, convierte las corridas de toros en verdaderas carnicerías que acaban reduciendo la población equina a la mitad en el último tercio del fin de siglo, lo que motiva la introducción en 1928 del peto, una colcha protectora de invención francesa, que no elimina el sufrimiento del caballo, pero evita herir la sensibilidad de los espectadores que menos toleran la sangre.

Los ganaderos manipulan el comportamiento y la fuerza del toro reduciendo su tamaño y fabricando un animal acomodaticio por medio de sucesivos cruzamientos para adaptarles al ritual taurino « moderno ».

Pablo Iglesias (1850-1925), figura indiscutida del Partido Socialista (PSOE) desde su legalización en 1881, condena públicamente las corridas de toros; pero es su propio partido el que las legaliza de nuevo en España mediante el Real Decreto 176/1992, de Juan Carlos I, que, lejos de tipificar la crueldad como delito como corresponde a un gobierno constitucional democrático, establece las medidas para fomentar la barbarie taurina « en atención a la tradición y vigencia cultural de la fiesta de los toros », especificando las características y el tamaño de las armas, legalmente homologadas, que los verdugos deben emplear para torturar a sus víctimas, como las banderillas; más largas que hace dos siglos, las banderillas negras (que reemplazaron a las de fuego con cartuchos de pólvora), para aterrorizar al toro manso que no colabora con sus verdugos, así como la puya o pica, la espada o estoque y la puntilla propia del matadero y el arsenal taurino.

El negocio taurino fuera de España: una cuestión de vida y muerte

Las corridas de toros en América, Francia y Portugal atravesaron las mismas vicisitudes que en España, decretándose prohibiciones civiles y eclesiásticas que, salvo algunas excepciones, no se respetaron, aunque contribuyeran al desarrollo de un estilo diferente de espectáculo, igualmente cruel, basado en el tormento y la muerte de un animal sensible.

En Francia, la entrada en vigor de la ley Grammont prohibiendo las corridas de toros el 2 de julio de 1850, no impidió la introducción de las corridas de muerte al estilo español, para satisfacer a la emperatriz española, Eugenia de Montijo, que intervino personalmente para solicitar la suspensión de la prohibición que afectaba a una serie de corridas en Bayona, programadas para el verano de 1853, en las que murieron 19 toros y 39 caballos.

A pesar de lo cual, las corridas siguieron estando legalmente prohibidas durante cien años en todo el territorio nacional, hasta la adopción, por el Consejo de la República, el 12 de abril de 1951, de una proposición de ley declarando que la ley anterior « no era aplicable a las corridas de toros cuando una tradición ininterrumpida podía ser invocada ».

Temiendo que una mayor preocupación por los derechos de los animales haga más difícil mantener engañada a la opinión pública mundial, la mafia taurina trata desesperadamente de exportar su esperpéntico espectáculo a cualquier país sin ninguna tradición taurina como Egipto y Rusia, o a otras ciudades de Francia como París, donde intentaron organizar una corrida, en junio de 2002; o Carcasona, donde se montó una corrida por primera vez desde 1954, después de que el alcalde y la corte superior de justicia hicieran prevalecer la escapatoria legal de que existe « una tradición local ininterrumpida », una disposición que excluye a las corridas de toros y peleas de gallos de las sanciones previstas en la actualidad para el maltrato de animales en la ley francesa de protección de los animales del 15 de julio de 1976. Según una encuesta francesa de 1993, el 83% de la población está en contra de las corridas de toros, y sólo las apoya un 11%.

En Portugal, donde la crueldad y el sufrimiento de los animales es similar al resto de la península, a pesar de la prohibición de las corridas de muerte al estilo español en 1928, la tradición de matar a los toros en las plazas de las ciudades fronterizas con España continúa en lugares como Villa de Barrancos, donde las autoridades las han permitido durante décadas.

Paradójicamente, una nueva ley permitirá nuevamente la matanza del toro en los ruedos, en las ciudades que puedan demostrar haber mantenido ininterrumpidamente la costumbre de matar toros y de haber incumplido sistemáticamente la ley durante al menos cincuenta años.

Los falsos argumentos utilitaristas en defensa de las tradiciones para justificar la tortura de los toros no justifican de ninguna manera ningún acto basado en el suplicio gratuito de nuevas especies animales, pero el abuso sistemático de animales de cualquier especie acaba insensibilizando a la opinión pública ante el sufrimiento animal, permitiendo, por ejemplo, incluso encierros de avestruces en Aragón y en poblaciones como Fuengirola, sin tener en cuenta las consecuencias físicas, psicológicas, morales o éticas para las víctimas involuntarias o para quienes participan de buena gana en cualquier espectáculo cruel y degradante.

Si deseamos atajar la violencia contra los animales de cualquier especie y empezar a construir una sociedad basada en el respeto a la vida y a los demás, debemos avanzar en la dirección más humanitaria de otros países de la Unión Europea como Alemania, Italia o el Reino Unido, y mejorar el estatuto de los animales en España y otros países como Portugal, Francia, México, Colombia, Ecuador, Perú y Venezuela, condenando sin paliativos la tortura de cualquier ser vivo a nivel europeo e internacional y reformando el artículo 632 del Código Penal español, que es totalmente ineficaz para prevenir los casos de crueldad con los animales, ya que sólo se aplica a los espectáculos no autorizados legalmente, en cuyo caso el maltrato sólo está castigado como una falta, con una multa.

El despertar de la conciencia pública

Los continuos esfuerzos de las instituciones en apoyo de las corridas de toros y las fiestas crueles, en las que se torturan animales de varias especies en la España democrática, se enfrentan al creciente rechazo de una juventud más crítica que busca una relación más sincera y armoniosa con los animales y la naturaleza, y a una opinión pública más escéptica y dispuesta a cuestionar, no sólo la calidad y el origen de los alimentos, sino también las diversiones más aberrantes.

Lo cual posibilitaría el fin de la permanente sangría nacional y un mayor progreso económico, social y cultural del país haciendo realidad el sueño de erradicar las costumbres violentas, insolidarias y crueles, como las corridas de toros, prohibidas hace más de dos siglos por nuestros ilustres antepasados como una enfermedad social que se manifiesta, de múltiples formas, destruyendo nuestra sensibilidad y el sentido ético y estético de cuantos aceptan como normal que las partes mutiladas de un animal herbívoro pacífico sirvan de recompensa a sus verdugos, y fomentando incluso el machismo y la violencia de genero; ya que si se acepta que un ser vivo pueda ser torturado por lucro y diversión, también la condición humana puede ser objeto de la misma consideración.

José Vargas Ponce, capitán de fragata, miembro y director de la Real Academia de la Historia, y notable erudito, amigo de los principales ilustrados de la época, como Jovellanos y Villanueva, resumió en su Disertación sobre las corridas de toros, escrita en 1807, todos los argumentos antitaurinos del siglo XVIII, trabajo que, lamentablemente, no trascendió más allá del limitado círculo académico, quedando inédito en los archivos hasta 1961, cuando Julio Guillén Tato, otro marino académico, editó la Disertación y alguna documentación complementaria, en la que el autor condena las diversas perversiones que se resumen en la corrida de toros: « ¿Será posible que espectáculo por tantos títulos bárbaro, expuesto e indecoroso, haya tolerado siglos y siglos, sin repugnarlo, la gente española? ». En otro apartado sobre los perniciosos efectos que este espectáculo produce en el carácter colectivo de los españoles, dice: « Esto es en el fondo el objeto de cada corrida; esto es lo que representa y multiplica las escenas: fiereza procurada por el hombre, daños y carnicerías voluntarias, dechados perennes de crueldad y de ingratitud, y sangre vertida y mezclas de sangres, y siempre sangre y más sangre.
Pues si estos son los ejemplos de los toros, ¿qué pueden producir los toros? Dureza de corazón, destierro de la dulce sensibilidad y formas tan despiadadas y crueles como el espectáculo que miran ».

Las corridas de toros y los derechos naturales de los seres vivos

El significado histórico de los derechos civiles, la libertad de expresión y la extensión de los derechos naturales a los seres humanos y a los animales, por primera vez con criterios puramente humanitarios, surgió de una profunda reevaluación de los valores éticos y las prioridades humanas que permitió cuestionar cualquier forma de explotación animal como la domesticación de animales, que es un modelo para el sometimiento social, al igual que la caza, que históricamente ha representado una afirmación de poder y virilidad, y la vivisección que, además de una atrocidad científica, hipoteca nuestra salud, haciéndonos rehenes de los criterios mercantilistas de la industria farmacéutica, que no concibe la salud sin el recurso obligado a las medicinas.

Para hacer frente a las corridas de toros como una costumbre cruel e institucionalizada, antes es necesario entender la relación existente entre este arcaico espectáculo y la primitiva escala de valores de la cultura carnívora en la que se sustenta, que considera a los seres humanos y a otros seres vivos como enemigos potenciales a quienes es posible dominar o sojuzgar, además de consumir sus despojos.

Dado que una forma de explotación suele justificar la otra, y ambas pertenecen a una mitología que aparta a los animales de nuestro ámbito moral.

Joseph Ritson (1752-1803), decía en 1802, en su Ensayo moral sobre la abstinencia, que la relación entre el consumo de animales y el comportamiento cruel y despiadado del ser humano, es un hecho históricamente demostrado.

Y que el origen de los mal llamados deportes bárbaros e insensibles de los ingleses, como las carreras de caballos, la caza, el tiro con escopeta, el acoso con toros y osos, las peleas de gallos, los combates profesionales de boxeo, y otros tantos, está en la adicción a la carne.

El vegetarianismo como base del progreso social y cultural

Las raíces del movimiento vegetariano, que llegaría a ser la base de las campañas en pro de los animales y sus derechos, tienen su origen en los ideales de la Ilustración y de quienes han creído y luchado por un mundo más justo para los seres humanos y los animales; intelectuales ilustrados como el conde de Aranda (1719-98), diplomático y primer ministro de Carlos III, y Gaspar Melchor de Jovellanos (1744-1811), jurisconsulto, estadista y escritor, se caracterizaron por su rechazo frontal a las corridas de toros, promoviendo la cultura, el bienestar social y la mejora de las costumbres.

Cuya influencia se dejó sentir en toda la generación de los literatos del 98 que, con la excepción de Valle-Inclán, se opusieron a las corridas de toros. Miguel de Unamuno transformó el antiguo lema de Pan y Juegos en Pan y Toros, criticando a las masas que acudían a las corridas en busca de una macabra y sangrienta diversión, mientras que Pío Baroja expresó su preocupación por el sufrimiento de los animales.

Los libros de Tomas Payne (1737-1809), « Sentido común » y « Los derechos del hombre », cuya influencia marcó el curso de la historia de la humanidad, y Joseph Ritson, quien creía que los sacrificios rituales de animales permitieron que el ser humano empezara a comer carne, representaron los ideales de la Ilustración para todos aquellos que creían en un nuevo concepto universal de la justicia para los seres humanos y los animales, sentando las bases del movimiento vegetariano internacional del que forman parte organizaciones como la Unión Vegetariana Internacional (IVU) y diversas asociaciones veganas internacionales que promueven un estilo de vida más sano y solidario, basado en una alimentación de origen vegetal, que rechaza y condena el maltrato de los animales y su explotación para la producción de alimentos, cuya comercialización y consumo impiden la adopción de medidas necesarias, justas y responsables a favor del bienestar de los animales, y el movimiento global para la defensa de sus derechos, un colectivo al que pertenecen también varias asociaciones españolas como Amnistía Animal, ADDA, ALA, ANPBA, ASANDA, ATEA, Derechos para los Animales, OLGA, etc., que defienden los derechos de los animales y condenan la crueldad institucionalizada de las corridas, canalizando la indignación pública hacia estos espectáculos, como en la primera marcha antitaurina de la primavera de 1987 a la plaza de las Ventas de Madrid.

Protestas que no siempre reciben la atención adecuada de los medios de comunicación por temor a perder los favores políticos y económicos de los intereses taurinos e institucionales que las apoyan.

Por un futuro sin diversiones sangrientas

El mayor rechazo de la sociedad a las guerras y los espectáculos crueles en los que se torturan y matan animales por lucro y diversión, debería generar una actitud menos tolerante con la violencia que sufren los animales y degrada a toda la sociedad; sin embargo, aunque algunos festejos crueles, como el lanzamiento de una cabra del campanario de la iglesia de Manganeses, ya no se permitan; otros, como el « Toro de la Vega », que consiste en perseguir a un toro por el campo hasta matarlo con una lanza para disputarse sus testículos como trofeo, encuentran su justificación en las corridas de toros y siguen contando con el suficiente apoyo institucional, representado por intereses taurinos, que no permiten educar a la sociedad a valorar por igual a todas las víctimas de la violencia, impidiendo la adopción y ejecución de una verdadera ley estatal de protección animal, acorde con una sociedad democrática evolucionada que respeta los intereses de los más vulnerables.

Si podemos establecer que somos lo que comemos y rechazamos la violencia relacionada con el consumo de carne, también debemos dejar vivir a los demás.

Si nuestros alimentos son nuestra medicina, también pueden permitirnos redefinir el significado de lo que llamamos diversión y lograr alimentar el espíritu, o el alma, aprendiendo a apreciar los alimentos obtenidos sin violencia ni crueldad.

Si realmente somos seres compasivos, cada uno de nosotros debemos ser parte de la solución y pedir la abolición de las corridas de toros y de toda su simbología supremacista que hace una fiesta del dolor, centrando nuestros esfuerzos en debilitar los cimientos políticos y económicos que hacen posible que perdure un anacronismo de nuestro pasado sangriento que no tiene lugar en una sociedad que se autodefine como moderna, democrática y solidaria.

« Según una encuesta reciente, el 68% de los españoles no están interesados en las corridas de toros, siendo los jóvenes y las mujeres quienes menos las apoyan. Los catalanes y los gallegos, con el 81 y el 79%, respectivamente, son los que están menos interesados. Otros datos reflejan que el 82% de los españoles no han asistido nunca a una corrida, mientras que el 87% condenan el sufrimiento animal en los espectáculos públicos ».

Francisco Martín | Asociación Vegana Española (AVE)
Retour traduction français

 

© 2009 - 2012   Parti Pour Les Animaux - Pays : France | All GNU  CopyLeft WebSite  |  Last Updated : Juin 10, 2012   |  Page Editor: A. Ara  | SiteMap
Cet emplacement web non-commercial, et totalement libre & indépendant de tout les parti politique ou d'organisme officiel de toute nature.
Nous réflexions sont exclusivement l'avis de personnes qui rejettent le massacre que la société fait aux animaux pour tout motif.