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Manifestation contre l'attribution de subventions à la TAUROMACHIE aux états membres de l’Union Européenne


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Bruxelles2008 Bruxelles2008 Bruxelles2008 Espagne traditions barbares

    Celui qui voit un problème et qui ne fait rien fait partie du problème    
(Gandhi)


Manifestation à Bruxelles
le 09 octobre 2008
Peta contre la tauromachie.


PETA France Action une « banderilla-demo » aux portes du Parlement Européen à Bruxelles. Cette manifestation avait pour but d’attirer l’attention sur les subventions de l’Union Européenne allouées tous les ans à l’industrie de la tauromachie.
[Opposition à la corrida évolution].

La mort proposée en spectacle.

Il n'y a rien d'aussi pathétique qu'une multitude de spectateurs en assistant avec indifférence ou enthousiasme à la confrontation inégale entre un noble taureau et un groupe de durs déséquilibrés en détruisant à un animal innocent qui ne comprend pas la raison de sa douleur... Un bain de sang annuel de milliards d'EURO.

LA TAUROMACHIE dans l'union européenne

L'Union européenne a pour but premier de faciliter, au sens large, la coopération entre les États membres. Parmi les actions de soutien de l'UE à tout un ensemble d'initiatives figure l'attribution de subventions. Il arrive que cette solidarité bénéficie au financement d'activités pour le moins contestables, du fait qu'elles sont illégales dans la plupart des États qui composent l'Union européenne. Un exemple particulièrement choquant est celui de la tauromachie.

Les spectacles de la tauromachie ne sont autorisés que dans trois pays ou régions d'Europe: Espagne, le Portugal et le sud de la France. Dans ce dernier cas, rappelons que la pratique de la tauromachie est illégale sur la majeure partie du territoire, le “article 521-1 du Code pénal” la classant dans la catégorie des sévices graves et des tortures commises à l'encontre d'animaux, punis de deux ans d'emprisonnement de 30.000 euros d'amende.

Cependant, un alinéa de cet article l'autorise par exception dans une douzaine de départements en raison de “tradition locale ininterrompue”, une inégalité flagrante des citoyens devant la loi, pourtant jugée compatible avec la Constitution par le Conseil constitutionnel.

Est-il normal que l'Europe soutienne le développement de la tauromachie, par ailleurs déficitaire en raison de la désaffection sans cesse grandissante du public pour ce vestige sanguinaire d'un passé où les animaux étaient considérés comme des objets insensibles ?

La question a été soulevée il y a quelques années dans un article du Daily Mail intitulé “Comment chaque famille britannique paye pour conserver vivante la barbarie des combats tauromachiques”,  Cliquez pour lire l'article : “SANTANERO”

Les chiffres sont assez ahurissants, en 2008, l'Union Européenne avait versé pour la troisième année consécutive plus de 37 millions d'euros d'aides pour soutenir la filière espagnole de la tauromachie (corridas), soit environ 100 millions d'euros au total. Cela a correspondu à la mise à mort de 40.000 taureaux par an.

L'UE a également contribué financièrement à l'entretien et à la construction d'arènes avec d'autres fonds. Il faut y ajouter une partie des 750 millions d'euros distribués par l'Europe à l'Espagne sans affectation particulière, qui ont été répartis sur les 8000 municipalités ibériques et dont les maires ont pu faire ce qu'ils voulaient.

Tony Moore, de l'organisation européenne Fight Against Animal Cruelty (combat contre la cruauté sur les animaux) en a parlé avec des organisateurs de corridas. Ils lui ont dit qu'ils adoraient l'UE parce que les subventions qu'ils en reçoivent leur ont permis de tuer dans les corridas quinze à seize fois plus d'animaux qu'ils ne le faisaient auparavant.

La Fondation Franz Weber, une organisation suisse créée en 1975 par l'écologiste du même nom et qui compte à ce jour environ 230.000 membres, vient de lancer une campagne pour que cessent ces aides. Elle cite plusieurs communes qui ont rénové leurs arènes à l'abandon grâce à des fonds de développement ruraux (Proder) destinés aux collectivités les moins développées de l'Union européenne. De plus, elle révèle que différentes structures espagnoles subventionnées par l'UE pour financer des travaux de rénovation servent en fait à alimenter la filière tauromachique. 

En Espagne, les éleveurs de taureaux destinés aux corridas reçoivent actuellement près de 72 millions d'euros par an au titre de la PAC (politique agricole commune), un outil théoriquement prévu pour améliorer et renforcer la compétitivité dans le secteur primaire des États membres, qui prévoit de surcroit explicitement le respect du bien-être animal depuis 2003.

Il peut aussi s'agir de détournement pur et simple. La Fundación Andaluza de Tauromaquia (fondation andalouse de tauromachie) a reçu plus de 750.000 euros en un an grâce à un programme censé améliorer les aptitudes au travail des chômeurs, dont on voit mal le lien avec ses activités réelles. Des dizaines d'autres entreprises ou sociétés de gestion collective comme les clubs tauromachiques ont reçu des aides économiques de même nature depuis 2007.

Selon un article récent du quotidien espagnol La Razon, le Parlement Européen continuera à accorder des subventions aux éleveurs de taureaux de corrida en 2013. Ils peuvent remercier leur principal soutien, l'eurodéputée socialiste française Bernadette Vergnaud. Elle a déclaré:

“Malgré les anti-corrida dans toute l'Europe, le vote des pro-corrida au Parlement a été plus important que l'année dernière. Et nous luttons pour que le montant de la subvention ne soit pas inférieur à 2012”.

Madame Vergnaud est activement engagée pour la défense de la tauromachie au sein du Parlement. Son leitmotiv est que l'élevage de taureaux de corrida doit continuer à percevoir des subventions parce qu'il permet de conserver un écosystème unique qui est une partie importante de la biodiversité. L'élue conclut que cette mesure approuvée par l'Europe “est une bonne nouvelle pour les éleveurs puisque nous sommes conscients des difficultés qu'ils affrontent”.

Le Mouvement National de Lutte pour l'Environnement fait remarquer que l'argument de la biodiversité est fallacieux. Les taureaux élevés dans ces espaces ne jouent aucun rôle vital dans le fonctionnement des écosystèmes: ils ne sont ni prédateurs ni proies. Pour les autorités locales, leur disparition ne menacerait aucunement les populations d'espèces protégées.

Par conséquent, la disparition des taureaux de combat dans ces espaces n'entraînerait absolument pas la dégradation des écosystèmes. C'est même plutôt l'inverse qui se produit: à titre d'exemple, l'élevage de taureaux dits de combat dans un écosystème riche au sud de l'Aude a considérablement dégradé le marécage et les espèces peuplant l'étang de Vendres.

En résumé, ce sont des centaines de millions d'euros qui sont versés depuis quelques années par l'Europe à trois de ses États membres pour soutenir une activité qui est illégale dans les vingt-quatre autres, bien que tous y contribuent. Cet argent -celui de tous les citoyens européens- a pourtant pour vocation initiale de favoriser le développement, la coopération et le respect.

Au lieu de cela, il est utilisé pour promouvoir la torture animale comme divertissement, et cela dans le contexte d'une crise sans précédent où d'autres besoins bien plus nécessaires sont insuffisamment soutenus.

 

Bod Dylan
The times they are a-changin'

Bod Dylan les années 1963, qui devint un hymne de la jeunesse de l'époque, qui croyait sincèrement que les choses allaient changer. L'imagerie est simple et de nombreux vers ont une consonnance biblique: Les temps sont proches... Les premiers seront les derniers...
Au milieu du défi, Dylan offre au parents, critiques, écrivains et hommes politiques une chance de rejoindre le flux changeant.



(G) 320003 - (Em) 022000 - (C) 032010 - (Am) 002210 - (D7) 000212 - (D) 000232

The Times They Are A-Changin'


The times they are a-changin'

Come gather ‘round people
Wherever you roam,
And admit that the waters
Around you have grown.
And accept it that soon
You'll be drenched to the bone,
If your time to you
Is worth saving
Then you better start swimming
Or you'll sink like a stone,
For the times they are a-changin'!

Les temps sont en train de changer

Rassemblez-vous braves gens
D'où que vous soyez,
Et admettez qu'autour de vous
L'eau commence à monter.
Acceptez que bientôt
Vous serez trempés jusqu'aux os,
Et que si vous valez
La peine d'être sauvés,
Vous feriez bien de commencer à nager
Ou vous coulerez comme une pierre,
Car les temps sont en train de changer.

Come writers and critics
Who prophesize with your pen,
And keep your eyes wide
The chance won't come again.
And don't speak too soon
For the wheel's still in spin,
And there's no telling who
That it's naming
For the loser now
Will be later to win
For the times they are a-changin'.

Venez écrivains et critiques
Qui prophétisez avec votre plume,
Et gardez les yeux ouverts
La chance ne reviendra pas.
Ne parlez pas trop tôt
Car la roue tourne toujours,
Et elle n'a pas encore dit
Qui était désigné.
Le perdant de maintenant
Pourrait être le prochain gagnant,
Car les temps sont en train de changer.

Come senators, congressmen
Please heed the call,
Don't stand in the doorway
Don't block up the hall.
For he that gets hurt
Will be he who has stalled.
There's a battle outside
And it's raging
It'll soon shake your windows
And rattle your walls
For the times they are a-changin'.

Allons sénateurs et députés
S'il vous plaît écoutez l'appel,
Ne restez pas dans l'embrasure
N'encombrez pas le hall.
Car celui qui sera blessé
Sera celui qui n’a pas avancé.
Il y a une bataille dehors,
Et elle fait rage,
Elle secouera bientôt vos fenêtres
Et ébranlera vos murs,
Car les temps sont en train de changer.

Come mothers and fathers,
Throughout the land
And don't criticize
What you can't understand.
Your sons and your daughters
Are beyond your command,
Your old road is
Rapidly aging.
Please get out of the new one
If you can't lend your hand,
For the times they are a-changin'.

Venez mères et pères
De partout dans le pays,
Et ne critiquez pas
Ce que vous ne pouvez pas comprendre.
Vos fils et vos filles
Sont au-delà de vos ordres,
Votre vieille route
Est en train de vieillir rapidement.
Ne restez pas sur la nouvelle
Si vous ne pouvez pas nous aider,
Car les temps sont en train de changer.

The line it is drawn
The curse it is cast,
The slow one now will
Later be fast.
As the present now
Will later be past
The order is rapidly fading.
And the first one now
Will later be last
For the times they are a-changin'.

La ligne est tracée
La malédiction est lancée,
Ce qui arrive lentement maintenant
Va bientôt s'accélérer.
Comme le présent de maintenant
Sera plus tard le passé,
L'ordre établi change rapidement.
Et le premier maintenant
Sera bientôt le dernier.
Car les temps sont en train de changer.



Apprenez à penser par vous-même,
Si vous ne le faites pas, d'autres le feront pour vous


Penser par soi-seul est-ce penser librement ?
Penser c'est s'interroger sur le sens, la valeur et le fondement de nos affirmations. Par définition l'acte de penser est reprise critique des opinions, examen donc distanciation d'avec tout ce qui représente dans l'immédiat un risque d'aliénation pour l'esprit. Faire l'effort de penser ou conquérir la liberté de l'esprit c'est une seule et même chose.

Philosophie : La question est de savoir si une pensée libre est une pensée solitaire. Le « seul » de l'expression « penser par soi seul » peut en effet connoter l'idée de fermeture à l'autre ; d'enfermement dans les frontières d'une particularité empirique. Si le sujet de la pensée est un ego coupé de toute forme de dialogue avec l'autre, s'il est soustrait à tout espace de délibération publique où s'affronte la pluralité des opinions humaines y a-t-il sens à concevoir ce sujet comme un sujet libre ?

Et ce sujet ne s'abuse-t-il pas sur lui-même s'il croit être le sujet de sa pensée ? C'est d'ordinaire ce que les hommes prétendent. Ils imaginent qu'ils sont libres lorsqu'ils expriment leurs opinions et ils croient que celles-ci sont la manifestation d'une pensée personnelle. Or n'y a-il pas là une illusion ? En quoi la pensée solitaire est-elle une pensée aliénée, voire une absence de pensée ? Mais alors qu'est-ce que penser et pourquoi la pensée libre est-elle nécessairement dialogique ?

Pour autant peut-on concevoir un acte de penser qui ne s'effectue pas dans la solitude d'une intériorité spirituelle ? Même quand j'examine avec l'autre ou que je déploie en public mon effort de penser n'est-ce pas moi-même et moi seul qui suis le sujet de ma pensée ? Si « soi seul » signifie « soi-même » penser ou penser librement n'est-ce pas nécessairement penser par soi-même ?

Méthode : voyez comment l'introduction pose avec précision le problème en interrogeant l'énoncé. Le traitement dialectique de la question est annoncé dans les propositions en gras : Une pensée solitaire est-elle une pensée libre (Thèse) Non c'est une pensée aliénée.
Alors en quoi consiste la pensée ? Un processus dialogique : (antithèse) : une pensée libre est une pensée ouverte sur l'altérité.
Dépassement : la contradiction s'explique par une confusion : « penser par soi seul » n'est pas synonyme de « penser par soi-même ».

1 - une pensée solitaire est une absence de pensée ou une pensée aliénée.

Il y a plusieurs types de solitude et il ne faut pas confondre celle que l'on recherche pour différentes raisons et celle à laquelle certains sont condamnés parce qu'ils sont privés de tout contact humain. La première est volontaire, la seconde subie. Dans l'une on se retire momentanément du commerce avec les autres, dans l'autre ce mouvement de repli n'a aucun sens car elle est synonyme d'isolement. Ainsi, si la solitude choisie est toute bruissant de la présence des autres dont elle tire sa richesse et sa fécondité, l'autre correspond à un état déshumanisant, condamnant celui qui y est soumis au désert intérieur et à une forme de nuit.

Les capacités mentales exigeant certaines conditions pour pouvoir s'exercer, il est urgent de comprendre qu'une pensée solitaire est une contradiction dans les termes. Elle équivaut à une absence de pensée. En effet : La pensée implique le langage or le langage renvoie à la nature fondamentalement sociale de l'homme. Nous parlons à d'autres qui nous parlent. Sans la présence des autres qui nous apprennent à parler et au milieu desquels nous développons nos aptitudes humaines nous ne devenons pas un homme sur le plan mental. Privé des apprentissages linguistiques, des échanges humains l'enfant est condamné à l'hébétude intellectuelle.

Ce qu'il lustre l'exemple de Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron. La description qu'en fait le savant Itard souligne son inertie mentale. Il est bien ce que Rousseau avait analysé de manière purement spéculative : « un animal stupide et borné ». Victor ne pense pas davantage qu'il ne parle. L'illusion consiste à croire que la pensée préexiste au langage, qu'il y a une pensée intérieure, extérieure aux mots. En réalité on pense dans des mots parce qu'en dehors des signifiants qui les visent les signifiés n'ont aucune réalité pour nous. Or les mots sont une institution sociale.

Mais apprendre une langue, être formé dans un milieu culturel, c'est apprendre une manière de penser le réel comme la société à laquelle j'appartiens le pense. Ainsi quand je crois penser tout seul ou quand je crois que ce que je pense spontanément est l'expression de ma pensée personnelle je témoigne seulement que je n'ai pas conscience d'être le produit de divers conditionnements sociaux.
Je les ai si bien intériorisés qu'ils sont devenus des « habitus » selon la formule de Bourdieu. Le sociologue appelle ainsi des dispositions de pensée ou d'action, héritées du milieu social mais si bien assimilées qu'elles sont vécues comme naturelles. Il s'ensuit que le soliloque d'une pensée spontanée est la caisse de résonance de ce que Platon appelle la caverne.

conclusion-transition :

Il n'y a pas de véritable pensée solitaire. Coupé de tout commerce avec les hommes, l'homme n'éclot pas comme sujet pensant. Il ne prend possession de ses aptitudes intellectuelles qu'au sein d'un milieu social. Mais ce milieu commence par le conditionner. Ses premières pensées sont donc des opinions et il n'y a pas de pensées personnelles en ce sens. D'une part parce qu'opiner n'est pas penser, d'autre part parce que le sujet d'une opinion n'est pas le sujet pensant c'est tout ce qui, à son insu, le détermine et l'aliène.
Alors qu'est-ce que penser et pourquoi la présence des autres affleure- t elle toujours dès qu'il y a activité pensante ?

2 - Une pensée libre est une pensée dialogique.

Penser c'est examiner, interroger parce que quelque chose fait problème pour l'esprit. Or si le réel est en soi matière à étonnement, ce qui l'est encore plus c'est la multiplicité et la diversité des interprétations humaines d'une même réalité. L'esprit ne se sent pas chez lui dans un monde où l'on peut dire une chose et son contraire de quoi que ce soit.
La contradiction est un scandale pour un esprit qui se respecte lui-même car un principe fondamental de la raison humaine est l'exigence de non contradiction. L'expérience de la contradiction est ainsi un puissant aiguillon de la pensée, ce qui la met en demeure de s'exercer. Mais seul peut contredire un autre sujet pensant. Il s'ensuit que c'est au milieu des autres, qu'on peut être en situation de s'éveiller à l'effort de penser.
Le penseur n'est pas un solitaire, c'est un être en débat avec lui-même parce qu'il est en débat avec les autres, même si ceux-ci ne sont pas présents physiquement.

La pensée ne peut pas être solitaire non plus au sens où elle a besoin de l'accord des esprits pour s'assurer d'elle-même. Qu'est-ce, en effet, qui nous sauve de l'arbitraire d'une mythologie personnelle, de la clôture de ce que Kant appelle « une singularité logique » ? C'est l'accord des autres sujets pensants.

cf.Kant « Le seul caractère général de l'aliénation est la perte du sen sus communier et l'apparition d'une singularité logique (sensus privatus) ; par exemple un homme voit en plein jour sur sa table une lumière qui brûle, alors qu'un autre à coté de lui ne la voit pas ; ou il entend une voix qu'aucun autre ne perçoit. Pour l'exactitude de nos jugements en général et par conséquent pour l'état de santé de notre entendement, c'est une pierre de touche subjectivement nécessaire que d'appuyer notre entendement sur celui d'autrui sans nous isoler avec le nôtre, et de ne pas faire servir nos représentations privées à un jugement en quelque sorte public » (Anthropologie du point de vue pragmatique). Aliéné, dit Kant, celui qui prétend qu'on peut penser tout seul. Il faut frotter sa cervelle à celle d'autrui et se soucier de l'accord des esprits pour échapper à la folie. Le présocratique Héraclite disait de même : « Pour les éveillés il y a un monde un et commun. Mais parmi ceux qui dorment chacun s'en détourne vers le sien propre ».

Fragment 89 Le début du fragment 114 dit aussi « Ceux qui parlent avec intelligence, il faut qu'ils s'appuient sur ce qui est commun à tous… »
La pensée ne peut donc pas être solitaire parce qu'elle vise la vérité, or la vérité est reconnaissable par un autre sujet pensant ou elle n'est pas la vérité. Voila pourquoi toute prétention à l'universel exige selon la seconde maxime kantienne de penser en se mettant à la place de tout autre.
La pensée solitaire est une pensée étriquée, étroite ; c'est une caricature de pensée. La pensée est une pensée élargie ou elle n'est pas une pensée.

conclusion-transition :

Ces analyses point ent la dimension dialogique de la pensée. C'est pourquoi la dialectique est la démarche de la philosophie et la pensée « le dialogue de l'âme avec elle-même » (Platon)
Dans l'acte de pensée je ne suis ni un, ni seul, je suis plusieurs et je me fais à moi-même les objections que d'autres me feraient s'ils étaient présents. Je fais le détour par l'altérité parce que je cherche la vérité or la vérité n'est ni en moi ni en toi. Elle est notre bien commun.

« Quand nous voyons l'un et l'autre que ce que tu dis est vrai, quand nous voyons l'un et l'autre que ce que je dis est vrai, où le voyons-nous je te le demande ? Assurément ce n'est pas en toi que je le vois, ce n'est pas en moi que tu le vois. Nous le voyons l'un et l'autre dans l'immuable vérité qui est au-dessus de nos intelligences ». écrit St Augustin. Le vrai dialogue est ainsi une relation à l'autre médiatisée par un tiers, ce tiers étant la transcendance du vrai. Il s'ensuit que la pensée libre n'est jamais la pensée solitaire, ignorante ou négatrice de l'altérité.

C'est la pensée ouverte, s'effectuant dans l'horizon de l'universalité, l'universel étant ce qui dépassant la contradiction du moi et du toi permet de faire triompher le nous. Et pourtant si un nous peut advenir, cela ne peut jamais être autrement qu'à travers l'activité d'un moi. On ne peut penser que par soi-même et c'est parce que « soi-même » ne doit pas être confondu avec « soi seul » qu'il est possible de dépasser la contradiction qui faisait débat.

3 - Penser c'est penser par soi-même et penser par soi-même c'est à la fois être seul et porter l'autre en soi.

Nul ne peut penser à ma place : l'intentionnalité pensante procède bien d'une intériorité personnelle. Il est même si vrai que la pensée est un acte solitaire qu'il faut souvent se recueillir dans son for intérieur pour penser vraiment. D'où la tendance des grands penseurs à faire retraite pour réfléchir sereinement. Montaigne se retire dans sa bibliothèque et Descartes s'isole en Hollande dans un « poêle » pour écrire ses méditations.

La solitude favorise l'attention et nous sauve de ce qui parasite souvent la rectitude de la pensée dans le dialogue avec l'autre : le désir de plaire, la tentation de dominer ou de briller. Alain écrivait en ce sens : « L'homme pense en solitude et en silence devant les choses seulement. Dès que les hommes pensent en réunion, tout est médiocre. Pourquoi ? Parce que le souci de persuader et l'ardeur de contre dire vont contre toutes les règles de l'investigation ».
D'où le paradoxe : la solitude est propice à la rigueur de la pensée puisqu'on ne pense jamais mieux que dans le retrait du commerce avec les autres pourtant cette même solitude serait le tombeau de la pensée si elle n'était pas irriguée par la présence des autres.

C'est que le sujet d'un véritable acte de pensée est le sujet rationnel. Or la raison n'advient en chacun de nous que par de nombreuses médiations. Il y faut une solide formation intellectuelle, l'inscription dans un milieu social où la pluralité des opinions a droit de cité, une fréquentation de la pensée des grands maîtres, ceux sans lesquels il est difficile de nous approprier notre propre pouvoir de penser. On voit par là que les autres sont omniprésents dans le processus nous permettant de nous conquérir contre tout ce qui nous aliène. Il s'ensuit que le sujet qui déploie son mouvement dans la solitude d'un effort personnel n'est pas un ego coupé des autres. Il n'est lui-même qu'autant que grâce aux autres, il a découvert en lui la raison commune.

Voilà pourquoi penser c'est bien penser par soi-même mais être soi-même c'est à la fois être seul et ouvert sur l'altérité.

Conclusion générale :

La pensée libre est la pensée réfléchie et nul ne peut véritablement se mettre à distance de soi sans la médiation de l'autre. On ne commence pas par être le sujet de sa pensée on le devient. La pensée ne s'assure de la vérité que dans un effort personnel et dans la solitude d'un esprit en débat avec lui-même. Mais ce débat intérieur est la dramatisation du débat avec l'autre. Le sens grec du mot logos le dit éloquemment. Logos c'est à la fois la parole et la raison. Tant que notre parole n'est pas discours ca d parole sensée, parole universellement communicable elle n'est pas encore parole véritablement humaine. Elle a l'arbitraire de ce qui renvoie au puéril ou au fanatisme. Elle n'est pas parole rationnelle et raisonnable.

« D'après Hegel, l'homme commence par une opinion personnelle, plus ou moins cohérente qu'il dénomme mythe. C'est le stade du monologue. L'idée de vérité n'est pas encore présente ou du moins explicitée. Mais les opinions bientôt se heurtent, le mythe en rencontre d'autres, les monologues s'opposent. Sous une forme ou sous une autre c'est le triomphe de la violence. Mais il arrive aussi qu'au lieu d'imposer leurs opinions par la force les hommes les confrontent, les discutent. C'est le passage du mythe à la science, du monologue au dialogue. La discussion fait la transition du barbare au philosophe, du pré homme à l'être proprement humain » Jean Lacroix Le sens du dialogue

Penser par soi-seul est-ce penser librement ?

Oui. Cela peut-être aussi une méditation en soi même ou avec soit même, communiquer avec son esprit si esprit existe ! Penser par soi-seul est-ce penser librement, pas que se mentir à soi même n'a aucun sens, mais il peut chaque-in aider à trouver sa voie, trouver la verite dans une de réflexion philosophique.
La philosophie nous apprend donc à nous poser des questions et à élaborer des réponses à nos propres questions, d'apprendre à voir les choses sous un autre angle. Et cela ouvre de nouveaux horizons.



Programme de base
pour un parti pour les animaux


Celui-ci contient notre vision sur les animaux, la nature, l'environnement et l'attitude envers notre habitat. Cette vision est la base des principes du Parti pour les Animaux. La vie sur Terre se présente sous des formes très diverses. Les espèces animales sont au nombre de plus d'un million.

Chaque entité vivante s'efforce de subsister dans des conditions optimales, si besoin au détriment d'une entité voisine. Les espèces animales peuvent se retrouver en concurrence, ou se retrouver dans une situation chasseur-proie. L'ensemble des entités vivantes est intégré dans l'écosystème planétaire, qui se maintient selon un équilibre naturel et dynamique. La vie sur Terre n'est donc pas un long fleuve tranquille, mais bien plus une lutte permanente où ses acteurs s'impliquent jusqu'à leur mort.

L'être humain fait certes partie de l'écosystème terrestre, mais au vu de son développement intellectuel et la culture dont il s'est doté, il s'est retrouvé dans une position où il lui est possible de défendre ses intérêts au détriment des autres entités vivantes de manière plus efficace et à plus grande échelle que n'importe quelle autre espèce animale. Le même développement intellectuel lui confère cependant la liberté, aujourd'hui comme demain, de ne pas infliger de tort ou de mal aux autres espèces vivantes et à ses semblables. C'est sur la base de ce respect pour l'intégrité morale et physique de toute forme de vie sur Terre que l'Homme pourra bâtir des relations plus harmonieuses avec ses semblables, avec les animaux et avec la nature en général.

L'Homme ne s'est pas (encore) approprié ce respect pour la vie dans des proportions suffisantes. De ce fait, hier comme aujourd'hui, son comportement se caractérise par sa dureté et par sa négligence.

C'est pour cette raison que des espaces naturels se retrouvent anéantis en un temps record, que des espèces animales disparaissent, que l'écosystème terrestre, déboussolé, se retrouve sous pression et que des pans entiers de la population humaine voient leur avenir menacé. Il est moralement inacceptable que l'Homme puisse exploiter la nature au point d'occasionner des changements dramatiques pour les conditions de vie sur Terre et de détériorer, de réduire ou de faire disparaître le biotope de ses semblables ainsi que celui des autres formes de vie.

Les générations présentes en subissent les conséquences, et les générations futures y seront bien plus exposées encore. C'est pourquoi il est très important que l'Homme s'impose des limitations écologiques significatives. Celles-ci doivent être centrées sur la réduction de l'exploitation des espaces, des matières premières, de l'énergie, des plantes et des animaux.

Cet objectif est clairement fixé dans la Charte de la Terre, élaborée suite à une initiative des Nations Unies en 1987 (United Nations World Commission on Environment and Development: www.earthcharter.org), et qui constitue le socle du programme pour de nombreuses organisations environnementalistes.

La protection de la viabilité, de la diversité et de la beauté de la Terre est considérée comme une 'mission sacrée' pour l'humanité. L'article 15 stipule notamment que le respect et la commisération pour les animaux est un objectif à part entière. Les cruautés infligées par les hommes envers leurs animaux doivent être évitées, et les méthodes de chasse ou de pêche qui 'occasionnent des souffrances extrêmes, longues ou inutiles' doivent être interdites.

La Charte plaide résolument pour une utilisation durable de la nature par l'Homme. Il est vrai que les formes de vie autres que l'espèce humaine y sont reconnues à leur juste valeur, et que le respect et la commisération pour les animaux y sont mis en avant, mais aucune résolution explicite n'y est prise concernant l'exploitation des animaux.

Il en est autrement dans la Déclaration Universelle des Droits des Animaux, qui émane de l'International League of Animal Rights en 1977. Celle-ci établit non seulement le principe de respect envers tous les animaux, mais elle qualifie, en vertu de l'article 7, toute mise à mort (ou d'une décision menant à la mort) d'un animal sans motif apparent de « crime contre la vie ».

Les sports de chasse et de pêche ne sont pas concernés par l'article. Quant aux expériences menées sur des animaux, une preuve doit être donnée qu'elles servent à remplir un objectif, et qu'elles sont accompagnées de recherches et de mises en pratique de solutions alternatives. Il est grand temps, après deux siècles de protection animale, de fixer des objectifs plus ambitieux dans les relations que l'Homme entretient avec les animaux, notamment dans la restriction de leur usage.

Les animaux sont encore trop souvent considérés comme des objets subordonnés à l'Homme et à ses intérêts, et pouvant être utilisés dans un but intéressé. L'exploitation des animaux et de leur biotope, même de manière durable, entraîne inéluctablement des répercussions négatives pour les animaux, et se termine même le plus souvent par leur mort.

Chaque relation que l'Homme entretient avec les animaux doit être entreprise après avoir soigneusement pris en considération le poids des intérêts humains et les conséquences pour l'animal. Le fait de nuire au bien être d'un animal perd d'autant plus sa justification morale que les intérêts humains à l'origine de cette action apparaissent moins importants, et que les conséquences pour les animaux sont plus néfastes.

L'exploitation des animaux dans un but qui n'est pas vital pour l'Homme peut, selon cette approche, se voir diminuer et être bannie. Il va de soi que cela concerne entre autre l'industrie de la fourrure, le cirque, la corrida, la pêche à la ligne et d'autres formes de divertissement où les animaux impliqués sont maltraités ou menacés. Les traditions culturelles et religieuses qui mettent en scène des animaux où ceux-ci sont maltraités doivent savoir faire preuve de changement sur ce point.

En effet, les traditions, loin d'être immuables, peuvent évoluer au fil du temps pour s'adapter aux perceptions et aux normes morales des individus. Elles en ont apporté la preuve par le passé. L'utilisation des animaux de laboratoire et des animaux destinés à la consommation doit également avoir lieu seulement après un examen éthique où sont pris en considération les différents intérêts de l'Homme et des animaux.

Une attention particulière doit ici être portée vers les solutions alternatives pouvant remplacer l'usage des animaux de laboratoire et des animaux destinés à la consommation. Le développement et la mise en application de ces alternatives peuvent par conséquent être considérés comme relevant d'une nécessité éthique pour l'ensemble de l'humanité.

Des rapports attentionnés et affectueux à la nature et aux animaux induisent d'autre part un respect pour l'intégrité mentale et physique de l'Homme. Le point de référence idéal où une inspiration peut être trouvée est la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948). Celle-ci met en avant les conditions permettant à l'Homme de vivre et de se développer en toute liberté, sans pression ni violence. L'Homme doit ainsi tenir compte de ses semblables. Sa liberté s'arrête là où commence celle des autres.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme constitue, avec la Déclaration des Droits de l'Animal et la Charte de la Terre, un programme de départ pratique menant à la manière avec laquelle nous devrions vivre en harmonie entre nous, avec les animaux et avec la nature. Cette esquisse est élaborée de manière plus précise dans le programme électoral du Parti pour les Animaux, et sert de contours pour les prises de position politiques du parti dans des questions actuelles.

Source: Party for the Animals | Programme de base.


La vache qu'elle s’était échappée d’un abattoir


Mercredi le 8 février nous avons racheté la vache frisonne appelée Sjoerdje. La semaine avant elle s’était échappée d’un abattoir et pendant sa fuite elle est tombée dans l’eau glacée. Le boucher lui a donné une semaine pour récupérer, mais après elle serait pourtant abattue.

Quant à nous cette vache courageuse mérite une belle longue vie et c’est la raison pour laquelle nous avons cherché un autre endroit pour elle. Et nous y avons réussi: à partir de maintenant, elle peut se jouir de son repos mérité dans Koeienrusthuis de Leemweg (une maison de retraite pour vaches). Leur principe de départ “une vache est plus qu’une usine de lait et de viande” correspond bien à notre vision et nous sommes très contents qu’une maison de retraite comme de Leemweg existe pour les vaches comme Sjoerdje.

Nous avons entendu dire par Susan, qui habite de Leemweg, que Sjoerdje va très bien. Elle commence à accepter que l’on la caresse et elle adore les gâteaux de bétail que l’on lui donne. Elle doit encore s’habituer un peu, mais elle est déjà moins stressée que mercredi. Pour une vache qui s’est échappée d’un abattoir, c’est déjà une grande amélioration des conditions!

Pour garantir le retraite de Sjoerdje notre parti a commencé une fondation pour payer tous les frais pour elle. Toutes les donations, pour lui donner une belle retraite, sont les bienvenues sur la compte de banque 21.24.86.934 de la banque Triodos, au nom du Parti pour les Animaux à Amsterdam sous mention de ‘levensloopregeling Sjoerdje’ (données de banque supplémentaires pour les versements de l’étranger : IBANcode: NL94 TRIO 0212486934 en BIC: trionl2u).






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