La faim dans le monde
La faim dans le monde est un scandale qui dure. Philippe Jurgensen, professeur à Sciences Po, établit un triste constat mais suggère des initiatives d’avenir. Notre monde technologique compte encore 850 millions d’affamés : si la Chine, l’Inde progressent, l’Afrique recule. Moins que le manque de nourriture sont en cause les transports et l’insécurité. L’aide alimentaire a des effets pervers, nos exportations subventionnées encore plus. Les remèdes sont : de bons projets de développement agricole ; des infrastructures au sud ; une bonne gouvernance ; des progrès technologiques... Canal Académie l'article de la chronique de Philippe Jurgensen
® La faim dans le monde est un scandale qui dure!
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Comment les riches détruisent la planète
Nous sommes à un moment de l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux
dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement
les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.
Hervé Kempf : Comment les riches détruisent la planète. Pour la première fois dans son histoire notre espèce est confrontée aux limites de la biosphère, et nous devons trouver les moyens d’orienter différemment le progrès de l’humanité, mais une classe dirigeante prédatrice refuse les changements nécessaires. Hervé Kempf est journaliste au Monde, spécialiste des questions environnementales. Une oligarchie prédatrice
Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte
aux limites de la biosphère et met en danger son avenir.
Crise écologique, crise sociale - page : 51Observer les seuls revenus enjolive d’ailleurs le tableau général ; il faudrait davantage étudier les patrimoines qui sont moins bien appréhendés par les statisticiens que les revenus. Les disparités en sont beaucoup plus fortes que les inégalités de salaires et de revenu. ’Si, en matière de pouvoir d’achat, le rapport entre les 10 % les plus riches et les 10 % de la population les plus pauvres est, selon l’INSEE, de 1 à 4, il passe de 1 à 64 lorsqu’il s’agit de la valeur des biens possédés ! Et encore, poursuit le journal Marianne , faut-il comptabiliser pour les modestes les biens durables, tels les scooters, pour ne pas obtenir un ratio qui tend vers l’infini.’ Les revenus de ce capital profitent d’abord aux plus riches. L’inégalité des patrimoines conduit à une inégalité concrète bien plus grande que ce qu’indique l’inégalité des revenus. La Démocratie en danger - page : 86Pourquoi, dès lors, les caractéristiques actuelles de la classe dirigeante mondiales sont-elles le facteur essentiel de la crise écologique ? Parce qu’elle s’oppose aux changements radicaux qu’il faudrait mener pour empêcher l’aggravation de la situation. Comment ? Indirectement par le statut de sa consommation : son modèle tire vers le haut la consommation générale, en poussant les autres à l’imiter. Directement, par le contrôle du pouvoir économique et politique, qui lui permet de maintenir cette inégalité. Pour échapper à sa remise en cause, l’oligarchie rabâche l’idéologie dominante selon laquelle la solution à la crise sociale est la croissance de la production. Celle-ci serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage. La croissance permettrait d’élever le niveau général des richesse, et donc d’améliorer le sort des pauvres sans - mais cela n’est jamais précisé - qu’il soit besoin de modifier la distribution de la richesse. Ce mécanisme s’est enrayé. La Démocratie en danger - page : 97Le terme qui désigne la torture est, dans ce nouveau monde, ’technique renforcée d’interrogatoire’. Je m’abstiens de présenter au lecteur des exemples de ces ’techniques renforcées’. Elles n’ont rien à envier aux pratiques des ’techniciens’ de la Gestapo. Les sévices infligés aux détenus de la prison d’Abou Graib, à Bagdad, révélés en 2004, ne sont que la pointe émergée de l’iceberg de la ’guerre contre la terreur’. En 2006, près de 14 500 ’suspects’ sont détenus dans ces cachots situés hors des Etats-Unis. Plusieurs pays européens se sont prêtés au transfert de prisonniers par la CIA vers les centres de torture établis en plusieurs points du monde, autorisant les avions de l’agence américaine à se poser sur leurs aéroports, fermant les yeux sur des enlèvement chez eux de ’suspects’, voire - mais le fait n’est pas définitivement établi pour la Pologne ou la Roumanie - en abritant de telles prisons. ConclusionHervé Kempf dit qu’il faut maintenant se partager sobrement la ressource terrestre. Que les opulents acceptent de se serrer un peu. D’en rabattre sur leurs envies. C’est le bon sens même. Le bon sens contre la morgue, l’opulence et l’égoïsme intégral des oligarchies : c’est le match du siècle. » Émission Comment les riches détruisent la planèteEmission du 24 février 2007 / Comment les riches détruisent la planète.
Description : « Le confort dans lequel baignent les sociétés occidentales ne doit pas nous dissimuler la gravité de l’heure.
Nous entrons dans un temps de crises durables et de catastrophes possibles »,
écrit Hervé Kempf dans l’introduction de son livre, « Comment les riches détruisent la planète ».
Au cœur de sa réflexion, le croisement inextricable de deux crises jusque-là analysées séparément :
crise écologique, crise sociale.
Et une conviction : un même mal est cause des deux.
Ce mal, c’est l’inégalité croissante entre pauvres et riches, l’appétit inextinguible d’une oligarchie qui amasse des richesses inouïes et imprime au monde
entier le rythme effréné de la consommation censée procurer le bonheur, qui détruit les écosystèmes et les sytèmes de solidarité.
La population du mondePopulation mondiale actuelle a atteint 6 966 433 805 d'habitants le, 23 mai 2011L'humanité a doublé ses effectifs en 40 ans, passant de 3 à 6 milliards d'habitants mais, alors que la population de nombreux pays pauvres va encore doubler, celle de la plupart des pays d'Europe diminuera dans la prochaine décennie. Cet ouvrage : fait le point sur les situations présentes marquées par de violents contrastes ; analyse les éléments et les mécanismes de la révolution démographique qui bouleverse la planète depuis deux siècles ; examine les principaux défis que pose la démographie aux sociétés d'aujourd'hui. |
Léon Nikolaïévitch TolstoïLettre de Tolstoï à Gandhi
Kotchéty, 7 septembre 1910.
Avec mon plus parfait respect, (1828-1910) Léon Nikolaïévitch Tolstoï naquit à Iasnaïa-Poliana, domaine de sa famille, gouvernement de Toula. Il appartenait à la plus haute noblesse de l’empire; le nom des Tolstoï apparaît souvent avec honneur dans l’histoire militaire et diplomatique de la Russie. Son grand-père avait été maréchal de la Cour et ambassadeur à Paris auprès de Napoléon 1er. Son père, officier, fut fait prisonnier par les Français, en 1814 ; rentré en Russie après 1815, il quitta l’armée et vécut en gentilhomme campagnard dans ses domaines. Léon Tolstoï fit ses études à l’Université de Kazan. En 1851, il choisit, pour faire son service, un régiment du Caucase, où son frère occupait déjà un grade. C’est alors qu’il écrivit son premier ouvrage Enfance, puis les Cosaques. De sa campagne en Crimée, il tira son troisième ouvrage: Sébastopol. Démissionnaire après la paix, il voyagea en Allemagne, en Suisse, en France, puis il rentra à Iasnaïa-Poliana, et ne cessa guère d’y vivre pendant tout le reste de sa longue existence. Il publia un certain nombre de nouvelles, puis ses grands ouvrages : La Guerre et la paix (achevé en 1872), Anna Karénine (1877) et Résurrection (1900).
Cependant une révolution morale et religieuse se faisait dans l’esprit de Tolstoï. Ses conversations avec des paysans mystiques tels que Sutaïev et Bondarev,
lui inspirèrent un grand nombre de brochures ou d’articles. Il voulait, mais sa femme s’y opposa ainsi que ses enfants, distribuer ses terres aux paysans.
Il fabriquait lui-même presque tout ce dont il avait besoin, comme vêtements, chaussures, etc.
Léon Tolstoï sur des œuvres littéraires | les Pays baltes et l'Asie centrale.
© Yasnaïa Poliana et Tolstoï © portrait de l'écrivain |